Sanjeev Moheeputh, artiste à l’humour corrosif, a fait le tour des scènes mauriciennes dans une mémorable série de one-man-show. Celui qui distille ses blagues dans l’émission Anou Riyé — qui prend fin le 31 décembre — a donné libre cours à sa verve comique hier soir au Mahatma Gandhi Institute.
Lors d’un entretien qu’il nous a accordé mercredi, Sanjeev Moheeputh nous a dit qu’il a toujours privilégié la proximité avec son public et les 80 histoires croustillantes qu’il a concoctées visent à déstresser son audience. Hier, sur scène, au MGI, c’est un Sanjeev Moheeputh tour à tour léger, railleur et provocateur qu’on a pu apprécier. Il joue avec les mots et se délecte, sur le mode de l’humour, à dénoncer les moeurs et les travers de la société mauricienne.
L’artiste dit néanmoins « lutter pour gagner sa vie ». « Les gens pensent qu’on devient très riche en présentant des sketchs à la télévision mais tel n’est pas le cas. Cela coûte une fortune en matière d’encadrement technique et de droits », précise notre interlocuteur. Il parvient à sortir la tête hors de l’eau, dit-il, grâce à ses sponsors.
L’auteur de Manzer la Vie compte à son actif deux autres DVD, Sanjeev Show et Sanjeev Show 2. C’est en 2004 qu’il foule les planches du théâtre de Port-Louis dans le Premier des Mohicans où il interprétait et imitait plusieurs personnages dont celui d’Amitabh Bachchan. Sa carrière est lancée. Avec la compagnie Cultural Frame Works, il présente Carrie Ledent et Touni Minuit la même année. En 2005, il décroche le premier prix au concours Radio Fou Rire organisé à l’occasion du 100 ans du Rotary Club.
Depuis, il a participé à beaucoup de spectacles d’humour et il est actuellement très sollicité pour des spots publicitaires, dit-il.
Sanjeev Moheeputh annonce qu’à partir de l’année prochaine, le public aura l’occasion de se brancher sur Anou Riyé à n’importe quel moment grâce à un website créer à cet effet.