Le Pr Baligadoo de l’École de médecine Louis Pasteur mène depuis des années des études sur la prévalence des maladies cardiovasculaires et le taux de mortalité. Il a compilé les résultats de ses recherches en collaboration avec le Mauritius Research Council qui seront présentés à une conférence organisée bientôt. 
Le Pr Baligadoo, le premier directeur de la Cardiac Unit et du SSR Centre for Medical Research de l’Université de Maurice, mène des études sur les maladies cardio-vasculaires depuis 1980. Il a compilé les résultats de ses recherches effectuées ces derniers quarante ans. Le chercheur fait ressortir que le taux de mortalité liée aux maladies cardio-vasculaires est plus élevé à Maurice qu’aux États Unis. « En 1988, 109 Mauriciens âgés entre 40 et 44 ans sur une population de 100 000 sont décédés alors que les États Unis n’en ont enregistré que 38 », souligne le Pr Baligadoo dans son rapport. Ainsi, lors de ses recherches, le cardiologue a analysé l’évolution de ces maladies dans la société mauricienne, déterminant ainsi les causes et effets. Le chercheur relève que le taux de mortalité chez la femme demeure très élevé, avec 112 décès sur 100 000 femmes âgées entre 55 et 59 ans en 2004, alors qu’en 1986 le chiffre était à 106. Il observe toutefois que chez les hommes, le taux de mortalité a diminué.
Pour expliquer la prévalence des maladies cardiovasculaires et le taux de mortalité, le Pr Baligadoo remarque que l’hypertension artérielle, le diabète de type 1 ou de type 2, le tabagisme, la dyslipidémie : entre autres l’excès de cholestérol dans le sang (hypercholestérolémie), et surtout le mauvais cholestérol (LDL) par excès de consommation de graisses saturées ou de graisses insaturées et le surpoids ou obésité, notamment si elle est abdominale (le périmètre abdominal étant mieux corrélé au risque cardio-vasuclaire) sont les principales causes des maladies cardio-vasculaires. L’augmentation des triglycérides est également un facteur de risques de maladies cardio-vasculaires mais, souligne-t-il dans le rapport, son caractère indépendant n’est pas attesté. Le chercheur indique par ailleurs que les risques de maladie coronaire peuvent être réduits en adoptant des comportements simples, tels que la pratique d’exercice physique régulier adapté à la personne, comme la marche, le vélo ou la natation, la correction d’un surpoids ou les actions sur une obésité, l’arrêt du tabac, la diminution de l’apport en sel, souvent double ou triple du maximum recommandé et une alimentation équilibrée. Les résultats détaillés de cette étude seront présentés lors d’une conférence qui sera tenue par le Mauritius Research Council très prochainement.