La moitié de la population mauricienne souffre d’hypertension, d’albumine, précurseur de maladie de rein ou de diabète. C’est ce qu’indique le rapport du ministère de la Santé sur les maladies non transmissibles. L’étude, réalisée avec le Baker Diabetes Institute de l’Australie, fait aussi ressortir qu’un Mauricien sur deux a un excès de poids. « Les risques de développer des maladies cardio-vasculaires, des reins ou des yeux sont élevés dans cette composante de la population », selon l’enquête.
Des chiffres qui en disent long : l’incidence du diabète a augmenté de 60 % en 25 ans. 28,8 % des hommes mauriciens sont diabétiques et 25,8 % des femmes dans la population âgée de 25 à 74 ans. Presqu’autant de personnes sont dans un état prédiabétique ayant une anomalie concernant leur taux de sucre sanguin. « Pour un cas de diabète connu il y a un nouveau cas dépisté », indique l’étude. « La prise en charge de la santé des mères pendant la grossesse et pendant les premières années de la vie ne peut être ignorée dans les politiques de prévention du diabète », conclut l’étude. L’environnement du foetus et de la femme enceinte a des répercussions sur l’apparition de maladies cardio-vasculaires plus tard chez l’enfant parvenu à l’âge adulte. L’allaitement est l’un des moyens cités pour prévenir l’obésité infantile. Les facteurs génétiques du diabète sont déterminants et seront mis au jour à l’issue d’une Family Diabetes Study.
L’application de critères comptables asiatiques du Body Mass Index a déterminé que 65 % de la population ont un excès de poids ou sont obèses. Selon les données 68,2 % des femmes et 62,8 % des hommes sont en surpoids. L’hypertension a également progressé : elle touche 40,5 % des hommes et 35,4 % des femmes. Cette maladie est peu contrôlée chez ceux qui en sont atteints : la moitié des hypertendus ne suit aucun traitement. Et 70 % de ceux qui prennent des médicaments continuent à avoir une tension artérielle élevée. En outre, pour un cas d’hypertension traité un cas reste non traité.