Un atelier sur la médecine nucléaire se tient jusqu’à vendredi au Gold Crest Hotel, Quatre-Bornes. 21 délégués du continent africain, dont cinq Mauriciens, assistent à cette formation. Le ministre de tutelle Lormus Bundhoo était présent à la cérémonie d’ouverture ce matin.
Le Gold Crest Hotel accueille depuis ce matin jusqu’au vendredi 9 un atelier régional de formation organisé par le ministère de la Santé et l’International Atomic Energy Agency (IAEA). 16 délégués de 12 différents pays d’Afrique et cinq Mauriciens sont notamment présents, ainsi que trois spécialistes étrangers pour dispenser ce cours sur la « Nuclear Cardiology, Targeted Therapy and Infection ». Explications du docteur John Zaknun, spécialiste de la médecine nucléaire de l’IAEA.
« La médecine nucléaire comporte trois volets : le diagnostic, le traitement et les advanced therapeutic applications », nous soutient l’expert. Et de préciser les avantages de la technologie sur la radiologie : « Le nucléaire peut identifier les changements fonctionnels des organes…, changements qui apparaissent généralement tôt mais qui ne peuvent être identifiés par la radio… In other words, nuclear medicine can help us see how the organ is feeling. »
La situation à Maurice
Selon le docteur John Zaknun, la situation à Maurice serait « soutenable », comparée aux homologues africains. Le spécialiste de la médecine nucléaire de l’IAEA n’a néanmoins pas manqué d’avertir les autorités locales de l’impératif d’investir sur nos ressources humaines : « Ce que nous constatons dans certains pays, c’est que les formations sont dispensées mais que les gouvernements n’arrivent pas à retenir leur main d’oeuvre… La formation résulte parfois en brain drain. » La Human Resource Capacity Building revêt ainsi une « importance capitale ». « The problem is not importing machinery, it’s about training professionals and keeping those professionals. »
À Maurice, le seul centre où ce type de techniques peut être dispensé est l’hôpital Nehru, et ce, depuis 2001. Selon John Zaknun, notre utilisation de la médecine nucléaire pourrait encore être optimisée : « La viabilité du projet dépend du staff…, de la façon dont les employés sont traités, d’une rémunération attractive,…  »
Et d’évoquer également tout le potentiel des thérapies nucléaires : « Cette technologie va au-delà de l’atténuation des symptômes… Les patients peuvent guérir. » Il cite également le traitement à l’iode 131, aussi connu sous le nom de « magic bullet », autant de perspectives pour « le combat contre le cancer », notamment.
The next step
Selon John Zaknun, la prochaine collaboration de l’IAEA et le gouvernement mauricien pourrait se solder par l’acquisition d’un SPECI-CT system, machine deux-en-un qui permettrait d’identifier les changements morphologiques et fonctionnels des organes, et ainsi permettre d’améliorer la qualité des diagnostics. « We can start working on such a project for 2014… but it depends on the priorities formulated by the country », nous a indiqué le spécialiste de la médecine nucléaire de l’IAEA.
Par ailleurs, le ministre de la Santé Lormus Bundhoo devait, à l’ouverture, féliciter cette initiative et ajouter que la médecine nucléaire aiderait Maurice à se mettre sur la carte du « Health Tourism ».