« C’est la souffrance des enfants qui nous fait le plus mal », déplorent le Dr. Amrit Rajcoomar, pédiatre, et Valérie Bouic, medical social worker. à la SACIM.L’organisation constate qu’après avoir dépensé les Rs 200 000 que le ministère de la Santé donnent aux patients incurables à Maurice, les familles se retrouvent sans ressources pour poursuivre les traitements. Toutefois, la SACIM déplore que le ministère de la Santé ne lui réfère pas les dossiers d’enfants inopérables à Maurice et indique que les médecins traitants ne le font pas toujours non plus.
Financée par le Corporate Social Responsability (CSR), la Society for Aid to Children Inoperable in Mauritius (SACIM) a envoyé, en 2010, 13 enfants à l’étranger, notamment dans « la cité de la santé » à Bengalore. « Trop souvent les parents ne viennent pas vers nous car ils croient par fatalisme et ignorance qu’il n’y a rien pas de traitement pour les anomalies congénitales de leur enfant », indique le Dr Rajcoomar. « Ces enfants, que nous prenons en charge, ont vécu avec leur handicap pendant toute leur enfance. Ils n’ont pas été scolarisés, ne marchent pas ou sont aveugles », constate le pédiatre. Et surtout, « les parents les emmènent chez nous tardivement, à l’adolescence, quand la souffrance de l’enfant s’est aggravée », rajoute-t-il.