L’intervention urgente du ministère de la Santé est requise. Les syndicalistes évoquent un problème de santé grave qui risque d’avoir de sérieuses conséquences si la Santé n’y remédie pas. C’est ce qu’a fait comprendre le porte-parole de la General Workers Federation (GWF), Ashok Subron, lors d’un point de presse commun avec la Ministry of Health Employees Union (MHEU), la semaine dernière. Selon les syndicalistes, le président de la MHEU, Amarjeet Seetohul serait victime de « anti-union harassment and persecution » de la part du Regional Health Director (RHD) de l’hôpital Victoria.
Le syndicaliste Amarjeet Seetohul employé à l’hôpital Victoria en tant qu’ECG Technician à Candos se dit être persécuté en permanence par le haut cadre de cet établissement hospitalier. Une affaire qui date de novembre 2011 et qui lui cause aujourd’hui des problèmes de santé physique ainsi que d’ordre moral car Amarjeet Seetohul s’estime « harcelé ». A l’origine, la tenue d’une conférence de presse qu’il a animée le 18 novembre 2011 en présence des membres de la GWF. Lors de cette conférence de presse, le président de la MHEU avait déploré l’état insalubre de l’hôpital Victoria, notamment la présence d’excréments de rats à la Cardiac Unit et qui représente une menace sanitaire pour les patients et les employés. Les sanctions ne se sont pas fait attendre. Cinq jours après cette dénonciation, l’ECG Technician a été transféré dans une autre test room du département des urgences à Candos. Pour les syndicalistes, il s’agit d’un transfert « punitif », car la pièce où exerce Amarjeet Seetohul, depuis, est dépourvue de système de ventilation et la climatisation est hors service.
« En dépit des conditions de travail, M. Seetohul a assume duty, mais il a eu des problèmes de santé », indique Ashok Subron, faisant ressortir que face à la  détérioration de son état de santé, le président de la MHEU a dû être ausculté, le 26 novembre, aux urgences de l’hôpital Victoria, pour des problèmes respiratoires. « Le rapport du médecin en charge est clair: his health deterioration is due to the intensively difficult working conditions », souligne Ashok Subron. Une thèse avancée après que le Medical Health Officer ait visité la salle où exerce Amarjeet Seetohul. Les conditions de travail du président de la MHEU ont été signalées au Supervising Officer. Toutefois, si la climatisation devait être réparée le 30 novembre, M.Seetohul a continué à travailler dans un environnement poussiéreux. Et ses problèmes de santé se sont aggravés, affirme Ashok Subron. Si bien que le président de la MHEU a dû être admis deux jours durant, début décembre, à l’hôpital Jeetoo.
Anti-union allergic attitudes
Dans une correspondance adressée en décembre dernier au ministre de la Santé, Lormus Bundhoo, le porte-parole de la GWF, souligne que « the specialist diagnosed an allergic Rhenitis and a Chest Infection », insistant qu’Amarjeet Seetohul a été contraint de travailler dans un endroit poussiéreux et dépourvu d’air climatisé. Si le climatiseur a alors été réparé le 6 décembre, il ne fonctionne plus depuis ces derniers jours. Et la santé de M. Seetohul est mise à risque. Pour les syndicalistes, « tout ceci résulte de l’attitude inacceptable du RHD qui fait montre de son agacement envers les dénonciations de M. Seetohul en lui infligeant un transfert punitif. » Ce n’est pas un cas isolé, soutient Ashok Subron, affirmant que cette situation est la suite d’une série d’autres incidents avec le même RHD contre Amarjeet Seetohul. Il cite en exemple des incidents survenus à l’hôpital de Moka du temps où l’actuel RHD de Candos était Medical Superintendant. « Tout cela parce que le président de la MHEU a exercé son droit syndical », souligne le syndicaliste. Selon Ashok Subron, le transfert du président de la MHEU dans une salle non aérée « a pour but d’éviter tout acte syndical. »
Pour les syndicalistes, les « anti-union allergic attitudes » du RHD en question sont inacceptables. Outre des problèmes de santé, le comportement du RHD de Candos « est un affront à la Constitution. » Pour le porte-parole de la GWF, « le droit syndical est un droit fondamental, mais certaines personnes estiment qu’elles peuvent nous empêcher d’exercer ce droit. » C’est pourquoi les syndicalistes réclament l’intervention urgente du ministre de la Santé. Depuis le 10 janvier, une correspondance à cet effet a été adressée à Lormus Bundhoo afin qu’il remédie à la situation et prenne des actions immédiates. La GWF souhaite qu’une enquête soit initiée et « s’il faut des suspensions, que le ministère n’hésite pas. » Mais si la prise de position de la Santé se fait encore attendre, le syndicat prévoit une série d’actions. Parmi, des manifestations devant l’hôpital de Candos et le bureau de Lormus Bundhoo.
La GWF songe également rapporter ce cas au Bureau International du Travail, estimant que les droits syndicaux d’Amarjeet Seetohul n’ont pas été respectés. De même, les syndicalistes sont en consultations avec leur homme de loi. Des actions légales ne sont pas à écarter.