Maurice est cette année le pays hôte du 12e colloque VIH/SIDA océan Indien qui aura lieu à l’hôtel Intercontinental à Balaclava du 13 au 15 novembre prochain. Le thème cette année de ces sessions de travail est « Redynamisons la riposte ».
Ce colloque est un événement annuel organisé par les pays membres de la Commission de l’océan Indien pour partager les informations médicales, épidémiologiques et sociales et faire le point sur le niveau de soins et le soutien à apporter aux personnes vivant avec le VIH/sida dans la région de l’océan Indien. Cet événement devenu incontournable dans la lutte contre le sida dans les pays de la région a pour objectif de renforcer le partenariat entre les stakeholders, dont les gouvernements, les organisations non gouvernementales, le secteur privé, le personnel soignant et les personnes vivant avec le VIH/sida.
Les discussions auront trait aux questions scientifiques et sociales relatives au VIH/sida et verront la participation d’éminents experts étrangers. La Commission de l’océan Indien (COI) a constitué un réseau de surveillance et d’investigation épidémiologique dans le but de réduire les risques d’épidémie de maladies infectieuses dans la région. Le premier colloque sur le VIH/sida a eu lieu en 2002 à l’initiative de l’organisation réunionnaise RIVE. Il réunit chaque année près de 200 participants d’organismes internationaux et nationaux. Des experts comme le Pr Willy Rozenbraun, co-découvreur du VIH, l’Onusida, l’Organisation Mondiale de la Santé et l’Unicef ont été parmi les organisations qui ont répondu présent lors de réunions annuelles dans les pays de la zone océan indien. La prévention, la discrimination envers les personnes vivant avec le VIH/sida, la « banalisation » de l’infection, les échanges associatifs et les actions de coopération entre les pays membres de la COI seront également à l’ordre du jour.
A Maurice 1 203 cas dont 70 chez les femmes ont été dépistés entre janvier et août 2013. Selon le ministère de la Santé le nombre de personnes vivant avec le VIH/sida dans l’île est estimé à 10 600. Le ministère explique que l’épidémie de VIH/sida dans l’île est « concentrée » et son incidence est plus élevée dans des populations à risques. En outre 95 % des femmes enceintes porteuses du VIH/sida suivent un traitement pour prévenir la transmission de la mère à l’enfant.