À décembre 2013, 5 768 cas de VIH/sida ont été enregistrés dans les services du ministère de la Santé. Selon les chiffres officiels, 4 526 hommes et 1 242 femmes sont porteurs du virus VIH/sida.
De 80 000 à 90 000 tests de dépistage sont été effectués chaque année au laboratoire de virologie de Candos. Douze laboratoires privés ont été enregistrés au ministère de la Santé pour procéder à des analyses de VIH/sida. Néanmoins les résultats doivent être confirmés par le département de virologie de Candos du ministère.
En 2012, le ministère de la Santé a enregistré 320 cas de contamination par le VIH/sida, soit 27 cas en moyenne par mois. Le ministère de la Santé explique que l’épidémie de VIH/sida dans l’île est « concentrée » et non « généralisée » suite aux mesures de prévention. Il indique que 5 690 toxicomanes étaient en traitement de substitution à la méthadone et 6 000 avaient adhéré au programme d’échange de seringues en août 2013. Par ailleurs des day care centres pour accueillir les personnes infectées par le VIH/sida ont été ouverts dans les hôpitaux régionaux de Jeetoo (Port-Louis), SSRN (Pamplemousses), Victoria (Candos) et Nehru (Rose-Belle) et prochainement à Flacq. Environ 95 % des femmes enceintes porteuses du VIH/sida suivent un traitement pour prévenir la transmission de la mère à l’enfant ; 86 % des patients vivant avec le VIH/sida, soit 2 012 malades, reçoivent un nouveau médicament (ARU drug).
Environ 5 600 doses de méthadone sont préparées quotidiennement. Selon une étude de 2011 du ministère de la Santé, 50% des toxicomanes bénéficiant du programme d’échange de seringues ont affirmé qu’ils n’ont pas partagé leur seringue lors des trois mois précédant l’enquête. Par ailleurs 50 % des usagers de drogues achètent leurs seringues dans des pharmacies privées.
Actuellement, 230 détenus suivent un traitement à la méthadone, selon des critères établis par le ministère de la Santé. Actuellement, 50 % à 60 % des bénéficiaires du traitement dans la société civile travaillent régulièrement.
L’étude du ministère de la Santé réalisée en 2011 indique que 51,6 % des toxicomanes qui s’injectent des drogues sont atteints du VIH/sida. Plus de 80 % de ces toxicomanes résident dans les régions de Port-Louis et des Plaines-Wilhems, ce qui représente un phénomène plutôt urbain.