Si le sport fait désormais partie de nos moeurs pour garder la forme et respirer la santé, voilà une autre raison qui rend la pratique d’une activité physique intense encore plus essentielle: l’exercice régulier d’une activité sportive réduirait les risques de cancer du sein par cinq chez les femmes d’âge mûr. C’est ce qu’avancent les chercheurs de l’université d’Oxford au Royaume-Uni et relayé par le Daily Mail. Faire chaque jour 30 minutes d’exercice physique intense, type rumba, sep, squash ou aérobic, diminuerait de 20% le risque de développer un cancer du sein, affirment ces scientifiques.
Ce constat – qui a été présenté lors de la Conférence du National Cancer Research Institute le 3 novembre à Liverpool – découle de l’observation pendant trois ans, de 126,000 femmes ménopausées. Les scientifiques ont suivi leur évolution pour voir qui développait un cancer du sein ou non. Les participantes ont également rempli des questionnaires détaillés prenant en compte leur poids, le niveau et le contenu de leurs activités physiques, aussi que leur régime alimentaire et leur mode de vie (tac, alcool, etc.). Les résultats, selon les chercheurs, ont montré que les femmes qui font trois heures de sport intensif par semaine avaient 20% de risques de moins de développer un cancer du sein que celles qui font moins ou pas d’exercices. Par sport intensif, il faut comprendre des séances de spinning, ou de rumba par exemple. Le jogging à un rythme modéré, la marche ou encore le vélo ne faisaient pas partie des activités « efficaces ». D’autres recherches ont montré que les femmes, avec un taux de graisse élevé, avaient 55% de risques supplémentaires de développer la maladie, comparées aux participantes minces, révèlent les scientifiques d’Oxford.
Pour les chercheurs, la théorie la plus plausible pour expliquer ce phénomène est que l’activité intense ferait baisser le niveau d’oestrogènes, qui participent au développement des tumeurs. « Nous ne savons pas encore exactement dans quelle mesure l’activité physique réduit le risque de cancer du sein, mais plusieurs études ont déjà établi un lien possible avec l’impact des niveaux d’hormones dans l’organisme », a expliqué le Pr. Tim Key, auteur de l’étude. Et selon lui, ce qui est vraiment intéressant à propos de cette étude est que « la réduction du risque d’avoir un cancer du sein n’est pas seulement remarquée chez les femmes actives plus minces. Ce qui signifie qu’il y a un intérêt pour les femmes de toute taille à faire du sport. » Voilà qui devrait encourager les femmes à se mettre à la rumba…