Le troisième comité de pilotage du projet de veille sanitaire de la Commission de l’Océan Indien se réunit les 11 et 12 février aux Seychelles. Les discussions auront trait aux priorités nationales 2016 en matière de santé publique.
La réunion des représentants des îles de la région aura également pour objectif de poser concrètement les bases du réseau de Surveillance Épidémiologique de Gestion des Alertes (SEGA One Health) et de l’Unité de Veille Sanitaire (UVS) de la COI. Le Secrétaire Général de la COI, Jean-Claude de l’Estrac, et Matthieu Discour, directeur de l’Agence Française de Développement pour Maurice et les Seychelles, seront présents. Le réseau de surveillance régionale prendra aussi en compte la santé animale (Animal Risk) car 60 % des maladies infectieuses, dont 75 % des maladies émergentes, sont d’origine animale. Il sera constitué des autorités de santé publique, des services vétérinaires et des institutions de l’Environnement.
Le Dr Loïs Flachet, chef du projet de Veille Sanitaire de la COI, indique que ce projet a pour but d’élargir les actions de la COI en matière de santé publique et d’améliorer nos réponses face aux menaces sanitaires. « Cela répond à une nécessité car les maladies infectieuses se propagent très vite, comme en témoigne l’urgence mondiale de santé publique décrétée par l’Organisation mondiale de la Santé à propos du virus zika », explique le Dr Flachet. Une nouvelle infection apparaît en effet chaque année dans le monde. Vingt-cinq épidémiologistes seront formés dans l’océan Indien d’ici à 2017. La mission de l’Unité de Veille Sanitaire de la COI est de donner une existence juridique au réseau régional de surveillance en vue d’un programme de santé publique régional d’ici à 2017.