Les études indépendantes se suivent et se ressemblent toutes : l’homéopathie est indifférenciable d’un placebo. Appelé à statuer sur cette question, le Conseil national de la santé et de la recherche médicale (NHMRC) d’Australie n’arrive pas à une autre conclusion, après l’examen de 225 études sur cette pratique à prétention médicale.
Les principes fondateurs de l’homéopathie sont extrêmement douteux, certains apparaissant même franchement absurdes aux yeux d’un chimiste. Le principe des « hautes dilutions », selon lesquelles le médicament homéopathique est d’autant plus efficace que le produit dont il dérive est dilué, aboutit à des situations absurdes d’un point de vue mathématique, physique ou biologique.
Les médicaments homéopathiques ont-il un effet ? Pour y répondre, la méthode est au fond assez simple. Il suffit de voir s’il est possible de distinguer, d’une quelconque façon, la prise d’un tel médicament de la prise d’une substance neutre (un placebo). Pour que le test soit valide, il est impératif que le patient ignore laquelle des deux substances il a reçu ; et le médecin prescripteur ne doit pas, non plus, savoir ce qui sera remis à son patient. L’expérience peut être répétée sur un grand nombre de personnes, maladie par maladie, pour avoir une cohorte suffisamment importante et en tirer une conclusion statistique : peut-on détecter une différence quelconque, à un quelconque niveau biologique, entre les deux sous-groupes ?
Pour l’homéopathie, la réponse est nette est sans appel : non, il n’y a pas la moindre différence. Face à ce constat, il n’y a aucune légitimité à chercher à expliquer comment l’homéopathie fonctionnerait.