Intervenant hier à l’ouverture d’un atelier de formation sur le thème de la Chemical Safety at Work, le ministre de la Fonction publique et de la Réforme de l’administration publique a exhorté les Safety and Health Committees des ministères et autres départements du gouvernement à oeuvrer davantage pour la santé et la sécurité au travail des personnes concernées. Sutyadeo Moutia a lancé par la même occasion les directives de son ministère sur l’utilisation d’un système de gestion de la santé et de la sécurité au travail dans la fonction publique.
« Je m’attends à ce que les Safety and Health Committees des ministères et autres départements gouvernementaux fonctionnent de façon optimale et à ce que le Senior Management soit totalement engagé pour s’assurer que les travailleurs dans toute la fonction publique ne soient pas exposés à un environnement de travail à risques et où ils peuvent contracter une maladie professionnelle », a lancé Sutyadeo Moutia à une trentaine de hauts fonctionnaires, réunis dans la salle de conférences du ministre, à la Fooks House, Port-Louis. Cela en présence de Sateeaved Seebaluck, Senior Chief Executive de son ministère, et des Permanent Secretaries et des syndicalistes de la fonction publique.
Le ministère, dit M. Moutia, a le devoir de s’assurer que les normes requises concernant la santé et la sécurité au travail soient respectées dans toute la fonction publique. « En tant que ministre de la Fonction publique je m’attends, au minimum, à ce que la loi sur la santé et la sécurité au travail soit respectée », a-t-il insisté.
Sutyadeo Moutia a rappelé dans ce contexte que le gouvernement vient de revoir l’Occupational Safety and Health Act, a augmenté le nombre d’officiers s’occupant de cette question et a rehaussé leurs qualifications d’entrée. « Nous avons ainsi créé et autonomisé une structure appropriée afin qu’elle réponde aux besoins et aux aspirations des fonctionnaires ».
Le ministre a par ailleurs déploré que certaines organisations classiques tendent à voir l’investissement dans la santé et la sécurité des travailleurs comme un coût. « Perdre un humain à cause d’une négligence sur son lieu de travail ou à cause d’un accident de travail est un plus grand coût à l’organisation. Outre de perdre ainsi les services d’un travailleur formé et compétent, cette organisation doit également payer des indemnités et des dommages imprévus. Sans compter qu’un employé ne peut donner de son mieux dans un environnement de travail à risques », a-t-il fait remarquer.
L’orateur a alors plaidé pour davantage de communication touchant à la santé et la sécurité au travail dans la fonction publique, mais également pour la formation des fonctionnaires dans ce domaine. « Nous sommes conscients de nos responsabilités », a-t-il lancé.
Procédant ensuite au lancement des directives sur l’utilisation d’un système de gestion de la Santé et de la sécurité au travail dans la fonction publique, le ministre a expliqué qu’elles visent à rechausser la compréhension sur la question et à faciliter la mise en oeuvre des politiques arrêtées. « Je n’ai aucun doute que ceux participants à cet atelier vont transmettre ce qu’ils auront appris à leurs collègues dans leurs ministères et départements respectifs », a-t-il conclu.