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Si la Renal Disease Patients Association (RDPA) dit accueillir favorablement la nouvelle loi, l’Human Tissue Removal, Preservation and Transplant Act 2018, elle lance néanmoins un appel urgent au gouvernement pour « former au plus vite les médecins à la transplantation ». Selon Bose Soonarane, secrétaire de l’association, « aucun médecin ne peut procéder à la transplantation ». Et d’ajouter : « Il faudra une formation à l’étranger. » Il demande que des infrastructures nécessaires soient mises sur pied dans le cadre de cette nouvelle loi.

Selon la RDPA, il y aurait à Maurice environ 10 000 patients souffrant de problèmes rénaux, dont environ 1 325 devant avoir recours à la dialyse dans le public. « Ces patients attendent des donneurs. Ils sont parvenus à une phase finale. Le patient a deux options : soit la dialyse, soit il reçoit un rein. Or, la dialyse coûte très cher à l’État, soit Rs 1 200 par séance dans le public. Dans le privé, une séance coûte Rs 3 850 et si un étranger doit faire la dialyse à Maurice, cela lui coûte Rs 12 000 à Rs 14 000 », explique-t-elle. Par ailleurs, s’agissant de l’érythropoïétine, hormone qui empêche une personne d’être anémique, l’État, diton, « dépense Rs 22 M par an ».

Quand les reins ne fonctionnent pas, cette hormone n’est plus produite et il faut la remplacer par une injection, à savoir l’Eprex, dont l’effet est de courte durée. « Le patient doit en faire au moins une fois par semaine. Depuis 2012 environ, le gouvernement a introduit des produits dont l’effet est de plus longue durée. Le patient a le choix entre la transfusion de sang ou l’injection. Aujourd’hui, les patients ont très peu recours à la transfusion sanguine », explique RDPA. Pour l’association, « malgré le fait que la loi a été votée, cela prendra du temps avant qu’il y ait transplantation d’organes ». Elle poursuit : « Il faut que le ministère forme vite les médecins. » Selon Bose Soonarane, « l’hôpital Nehru a déjà les infrastructures voulues mais il faut les améliorer davantage ». Il ajoute : « Nous demandons au gouvernement d’aménager les infrastructures, de former les médecins et de récolter des donneurs. S’agissant des appareils de dialyse, le gouvernement a fait l’acquisition de 60 nouvelles machines tellement sophistiquées que les infirmiers ont des difficultés à les manipuler.

L’association lance un appel au gouvernement pour plus de néphrologues et pour un centre de néphrologie à Rose-Belle.