En vue d’une meilleure sélection des étudiants en médecine souhaitant faire leur internat dans nos hôpitaux, le ministère de la Santé a sollicité la collaboration de l’Inde pour l’aider au screening, une méthode mise en place dans la Grande péninsule depuis plus d’une dizaine d’années. Les étudiants en médecine après avoir obtenu leur diplôme seront bientôt appelés à passer un autre examen devant le Conseil médical avant d’être admis dans les hôpitaux.
Après les amendements à la Medical and Dental Council Act en vigueur depuis le 1er janvier qui a vu la révision des critères pour l’enregistrement des médecins et dentistes, le ministère de la Santé se penche actuellement sur le screening des étudiants en médecine qui souhaitent faire leur internat dans nos hôpitaux. Ceux s’inscrivant à une formation en médecine ou dentisterie et souhaitant pratiquer à Maurice, doivent ainsi obligatoirement détenir trois “A Level”.
Pour être admis aux cours de BSc (Hons) Medical Science dispensés par l’université de Maurice depuis 1997, les aspirants étudiants doivent avoir au moins deux “A” et un “B” dans leurs matières principales – incluant la biologie et la chimie – aux examens de Higher School Certificate. À noter que bon nombre d’étudiants en médecine formés ailleurs ne possèdent pas d’Advanced Level Qualifications. Un board de Post Graduate Medical Education sera constitué pour conseiller les Medical and Dental Councils sur l’enregistrement des médecins spécialistes et dentistes.
Suite aux nombreux cas de négligence médicale rapportés dans les hôpitaux dernièrement, le ministre de la Santé Lormus Bundhoo a lors d’une récente visite en Inde approché son homologue indien Ghulam Nabi Azad pour solliciter sa collaboration dans le screening des étudiants en médecine. Depuis plus d’une dizaine d’années, la Grande péninsule a adopté une méthode standard pour sélectionner ceux ayant fait leurs études à l’étranger. Les étudiants doivent ainsi comparaître devant le Conseil médical, qui est l’autorité régularisant l’éducation médicale dans ce pays. Cela inclut un examen qui déterminera leur internat dans les hôpitaux. Maurice souhaite ainsi s’inspirer de cette méthode en vue de s’assurer que les étudiants ayant poursuivi leurs études à l’étranger ont les compétences requises pour pratiquer dans nos hôpitaux. Pour Lormus Bundhoo, cette démarche s’inscrit dans le cadre de la politique de son ministère pour offrir un service de qualité aux patients mauriciens. Les nouveaux diplômés en médecine, formés à Maurice ou à l’étranger, seront bientôt appelés à passer un examen après leur formation de pré-enregistrement. De plus, le Continuous Professional Development deviendra obligatoire pour tous les médecins et chirurgiens-dentistes exerçant sur le territoire mauricien dès septembre 2013. Un Health Professional Bill est aussi en préparation pour réguler la pratique des professionnels de Santé.