La Ministry of Health Employees Union (MHEU) a dénoncé, ce vendredi, par la voix de son président Amarjeet Seetohul, le manque de sécurité dans les hôpitaux du pays, à la suite de l’agression dont a été victime un médecin au service des urgences de l’hôpital Victoria, à Candos, mardi dernier. « Le système de sécurité mis en place dans les hôpitaux a été un échec », déclare-t-il.
Le personnel hospitalier travaille actuellement « sous stress » à cause du manque de sécurité, « ce qui les empêche de faire leur travail convenablement », affirme Amarjeet Seetohul. Il indique que les employés sont très en colère car « demain quelqu’un peut venir avec une arme tranchante à l’hôpital et commettre un geste fatal. »
Le président de la MHEU indique qu’il y a eu un problème similaire en 2010. Diverses mesures, dont l’installation de caméras de surveillance, avaient été prises à cette époque, alors que des cours de customer care avaient été donnés aux employés concernés afin d’améliorer la communication avec les patients. « Il y avait aussi un manque de personnel, ce qui fait que les patients n’obtenaient pas les soins dont ils avaient besoin », fait-il ressortir, avant d’ajouter que plusieurs de ces mesures ne sont plus respectées.
Amarjeet Seetohul estime qu’il faut voir le problème de la violence à l’hôpital dans tous ses aspects. « Il nous faut, d’abord, comprendre la source du problème et ensuite, poser les questions relatives. » Pour lui, ces questions devraient concerner les patients à risques que sont les toxicomanes, les alcooliques, les prisonniers et les patients psychiatriques. Il pose également d’autres questions : « Y a-t-il un contrôle strict de l’entrée aux services des urgences ? Quatre ou cinq personnes peuvent-elles accompagner un patient ? Y a-t-il suffisamment de personnel pour s’occuper des patients ? La communication passe-t-elle bien entre le personnel soignant et le public ? Les gardes privés sont-ils formés ? »
Comme solution immédiate, M. Seetohul réclame que des policiers soient de service 24 h sur 24 aux services des urgences, « des jeunes gardes formés, pas ceux ayant atteints l’âge de la retraite ». Il souhaite également davantage de personnel pour pouvoir offrir un service convenable et l’installation de haut-parleurs pour appeler les noms des patients. Une manifestation est prévue à cet effet la semaine prochaine à l’hôpital Victoria.