La valeur des médicaments expirés, impropres à la consommation et transférés aux Deficient Stores Ledger durant 2014, était estimée à Rs 21,1 millions. C’est ce qui ressort du rapport de l’Audit. Au total, Rs 672,7 millions ont été dépensées pour l’approvisionnement en médicaments. Les achats locaux par les hôpitaux durant 2014 s’élevaient à Rs 88,5 millions contre Rs 47,9 millions en 2013. Les mêmes médicaments achetés par différents hôpitaux durant les mêmes périodes avaient des prix différents. Les overtimes pour 2014 représentent 62.2 % des dépenses du ministère de la Santé.
Selon le rapport de l’audit, plusieurs items, à l’exemple du Paracétamol 500 mg, de l’Enapril 10 mg totalisant Rs 1,8 million, ont été transférés aux Deficient Stores Ledger avant même leur date de péremption, pour cause de détérioration. Alors que d’autres, qui étaient expirés, n’étaient pas transférés aux Deficient Stores Ledger.
Le document souligne, par ailleurs, un manque de coordination entre les hôpitaux, la Central Supplies Division et la Procurement Unit du ministère, ce qui fait qu’il arrive que des produits médicamenteux soient en rupture de stock à la Central Supplies Division mais disponibles dans un hôpital ou centre de santé. Une telle liaison n’existe pas.
Des contrôles par l’Audit à la Central Supplies Division ont conclu que les règlements financiers n’ont pas été respectés. Les formulaires de demande n’étaient pas remplis correctement alors qu’il n’y avait pas de suivi régulier sur la quantité de médicaments délivrée aux hôpitaux. Les hôpitaux et centres de santé ne donnaient pas de détails sur leur balance de stock lorsqu’ils soumettaient leurs demandes pour d’autres médicaments.
Le contrôle sur les médicaments coûteux ne se faisait que sur quelques-uns seulement et dans certains cas, les données n’étaient pas à jour, fait ressortir le rapport.
En ce qu’il s’agit de l’approvisionnement des équipements, le directeur de l’Audit met en avant que depuis des années, il a attiré l’attention du ministère sur un nombre de lacunes dont un manque de planification correct et des cas où les coûts étaient sous-estimés.
Quant à la gestion des actifs du ministère, qui possède des équipements valant des milliards de roupies, le directeur de l’audit déplore que contrairement aux règlements financiers, « a master register, a distribution register and inventories were not being kept ». Des vérifications n’ont pas été faites. De fait, selon le rapport, des pertes d’équipements pourraient passer inaperçues.
Le rapport indique qu’un Physical Assets Management System (PAMS) qui enregistre les actifs du gouvernement de manière électronique a été développé et depuis 2013, un inventaire complet pour le quartier général au bâtiment Emmanuel Anquetil Building a été réalisé. Mais, ce système n’a pas encore été mis en oeuvre dans tous les hôpitaux.
S’agissant des overtimes et des allocations, le coût au niveau du personnel pour 2014 s’élevait à Rs 5,7 milliards et représente 62.2 % des dépenses du ministère. Ce coût incluait les heures supplémentaires et des allocations, le tout à Rs 1 milliard.
Une étude a révélé que 639 employés, soit 5.2 % du personnel, de différentes catégories, ont bénéficié d’allocations pour des heures supplémentaires d’un montant de Rs 169,9 millions, ce qui représentait 18.9 % des allocations totales effectuées en 2014. Les allocations pour les overtimes payées aux officiers de l’Administration totalisaient, elles, quelque Rs 28,4 millions.