Les beaux jours sont là et, avec eux, quelques petits désagréments. Si la chaleur et le soleil sont peut-être bons pour le moral, parfois la peau les aime moins. Souvent, lorsque les températures grimpent, quand la transpiration ne suffit pas à baisser la température du corps, des boutons de chaleur font leur apparition. Voici quelques conseils sur la façon de les éviter et comment les soigner.

C’est l’été. Quoi de mieux que de penser aux vacances, à la plage ou comment profiter du soleil. Néanmoins, certains petits bobos font leurs apparitions et peuvent causer quelques désagréments pénibles et gênants, comme les boutons de chaleur. Aussi appelée miliaire cutanée, cette irritation bénigne de la peau peut toucher tout le monde. Sous l’effet de la chaleur et de l’humidité, les canaux qui permettent d’évacuer la transpiration se bloquent, provoquant l’apparition de petits boutons rouges et de petites cloques chargées de liquide, et qui parfois vont jusqu’à démanger sévèrement. Ils se trouvent souvent sur le cou ou la poitrine et dans les plis et creux du corps (aisselles, intérieur du bras, genoux).

Les boutons de chaleur sont rarement graves, mais les démangeaisons et l’inflammation peuvent prendre une à deux semaines pour disparaître. Si les boutons s’infectent ou que l’inflammation continue plus longtemps, consultez un médecin.

Prévenir

Pour éviter les boutons de chaleur, il n’y a pas de secret : il faut fuir ou éviter les atmosphères chaudes et humides.

Dans un premier temps, évitez de trop transpirer. Pour cela :

  • Limitez les activités physiques.
  • Prenez des douches régulièrement pour se rafraîchir (avec de l’eau tiède afin d’éviter une augmentation de la température du corps par réaction).
  • Portez des vêtements amples et dans des matières naturelles (coton ou en en lin).
  • Consommez des aliments riches en acides gras essentiels, qui limitent les phénomènes inflammatoires.
  • Exfolier la peau régulièrement peut aussi être utile.

Quand le mal est déjà fait

Laissez la peau sécher à l’air libre et évitez de trop couvrir la zone.

Nettoyez les peaux avec un nettoyant désinfectant.

Appliquez des compresses froides ou des galons sur les zones enflammées pendant une dizaine de minutes.

Autres astuces

Pour calmer les boutons de chaleur, pensez à appliquer un peu de bicarbonate de soude et/ou du talc sur les zones enflammées.

Pour apaiser une inflammation, optez pour l’aloe vera. Appliquez un peu de gel après avoir nettoyé la peau. Répétez l’opération deux à trois fois par jour. Un gel de calamine peut également aider.

Moustiques, insectes et autres piqûres

C’est la saison des randonnées, des balades dans la nature, des activités dans le jardin, des repas en terrasse… Mais c’est aussi la saison où les moustiques, abeilles et autres insectes sont de sortie et peuvent piquer, avec des conséquences assez désagréables : démangeaison, enflure, rougeur, douleur ou sensation de brûlure. Même si le meilleur moyen de se prémunir contre les piqûres d’insectes demeure la prévention, il peut arriver que l’on soit piqué. Le cas échéant, les conseils suivants vous permettront de limiter l’intensité et l’étendue de la réaction :

  • Le bicarbonate de soude est un remède de grand-mère qui a fait ses preuves. Diluez-le dans de l’eau (3 cuillères à soupe dans 100 ml d’eau), puis versez quelques gouttes de ce mélange sur une compresse. Appliquez celle-ci sur la zone à traiter. À tester également avec du vinaigre blanc ou du vinaigre de cidre.
  • Les huiles essentielles peuvent aussi venir à votre rescousse suite à une piqûre de moustique. Clou de girofle, menthe poivrée et eucalyptus sont les plus efficaces.
  • Déodorant à bille ou en spray : la plupart contiennent du chlorure d’aluminium, une substance active efficace contre la douleur et les gonflements liée aux piqûres d’insectes.
  • La peau de banane est également indiquée pour atténuer les démangeaisons liées aux piqûres. À appliquer sur les boutons côté chair, pendant 5 à 10 minutes, après avoir désinfecté la zone à l’eau et au savon. À défaut, certains aliments comme la pomme de terre et le concombre peuvent également être utilisés.

À faire et ne pas faire en cas de piqûres

Méduse : Le contact avec une méduse entraîne des lésions urticantes douloureuses mais rarement graves, sauf chez les personnes allergiques.

Le premier réflexe est de rester calme. Puis, rincer à l’eau de mer sans frotter pour décoller les tentacules. L’eau douce n’est pas recommandée car elle éclate les cellules urticantes, libérant encore plus de venin. Appliquer du sable puis l’enlever avec un carton rigide comme une carte bancaire. Rincer à nouveau, puis désinfecter la plaie avec un antiseptique. Passer une pommade anti-inflammatoire sur la plaie. Il ne faut surtout pas essayer d’aspirer le venin, de poser un garrot ou chercher à faire saigner la plaie.

Consulter les secours si le membre enfle ou si vous ressentez une gêne respiratoire ou une douleur généralisée.

Abeilles ou guêpes : Les piqûres d’abeilles ou de guêpes sont fréquentes en été. La douleur est immédiate et intense. Elles s’accompagnent d’une rougeur locale, d’un gonflement de quelques centimètres et d’une légère induration.

La première chose à faire est d’enlever le dard avec une pince à épiler (à noter que les guêpes piquent sans laisser de dard). Désinfecter et appliquer une crème antihistaminique ou à base de cortisone. Approcher durant 1 à 2 minutes d’une source de chaleur (sèche-cheveux) puis d’une source de froid (glace dans un linge).

En cas de piqûres multiples, de réaction allergique, de piqûres dans la bouche ou la gorge, de sensation de malaise, de gêne respiratoire, de vomissements ou si la réaction locale s’aggrave : rendez-vous à l’hôpital.