On ne peut parler de santé sans prendre en considération la dimension mentale. C’est l’avis du ministre de la Santé, qui s’exprimait lors d’un symposium organisé par la Mauritius Psychiatric Association. Lormus Bundhoo devait également annoncer l’amendement de la Mental Health Act, tout comme la mise sur pied de half-way homes pour la prise en charge de patients à leur sortie de l’hôpital Brown Sequard.
Selon une étude de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), 450 millions de personnes à travers le monde souffrent de troubles mentaux. À Maurice, une étude de la Mauritius Institude of Health démontre que 22 % de la population est touché par la dépression. C’est ce qu’a soutenu le ministre de la Santé lors d’un symposium samedi dernier. « La dépression est la troisième maladie la plus courante et l’OMS prévoit qu’en 2030, elle passera en première position. »
Pour faire face à de tels défis, ajoute Lormus Bundhoo, il faut offrir un service de qualité. « Nous avons décentralisé les soins vers les hôpitaux régionaux et nous viendrons bientôt avec des half-way homes. » Dans le même souffle, Lormus Bundhoo devait annoncer que la Mental Health Act allait être amendée pour répondre aux nouveaux défis.
Le ministre de la Santé a également mis l’accent sur les cas de dépression enregistrés auprès des jeunes mamans. De même, il a attiré l’attention sur le lien entre la dépression et l’abus d’alcool. Lormus Bundhoo a invité la population à ne plus considérer la dépression comme un tabou, mais comme une maladie.