Un moustique fait de nouveau trembler le monde. Malgré les précautions prises, le virus Zika progresse à travers le monde. L’OMS a d’ailleurs décrété une “urgence de santé publique de portée internationale”.
Transmis par des moustiques, ce virus a déjà touché 1,5 million de personnes au Brésil, et 3 à 4 millions de cas sont attendus sur le continent américain en 2016. Des cas importés ont été identifiés en Europe, dont cinq en France métropolitaine. Un cas a été officiellement enregistré en Espagne.
Malgré l’alerte, le virus progresse. Accusée d’avoir réagi trop faiblement lors de l’épidémie d’Ebola, l’OMS a annoncé toute une série de recommandations pour mieux lutter contre cette nouvelle menace, qui risque de se propager rapidement si les mesures préventives ne sont pas prises.
L’une des priorités est d’accroître la surveillance. L’OMS prône également une intensification des recherches pour mettre au point des traitements, un vaccin et de nouveaux tests de diagnostic de cette infection. Aucune mesure de restriction des voyages et des échanges commerciaux n’est en revanche envisagée.
Cette expansion rapide de l’épidémie et son lien avec une malformation congénitale, la microcéphalie, ont amené 14 pays d’Amérique latine à s’engager à lutter ensemble contre le virus. Réunis en urgence à Montevideo (Uruguay), les ministres de la Santé des 14 pays – dont le Brésil et la Colombie, les deux plus affectés par le virus – ont décidé d’entamer des actions coordonnées de politiques de santé et des campagnes d’éducation pour aider la population à se protéger. L’Amérique latine est la région la plus touchée au monde par l’épidémie de Zika, transmise par le moustique tigre.