La Ministry of Health Employees Union (MOHEU) déplore que sous l’ancienne administration de la Santé, « il y ait eu une page très sombre où nombre de problèmes dans les hôpitaux sont demeurés entiers », affectant tant les patients que les infirmiers. Le président du syndicat, Amaljeet Seetohul, fait ainsi ressortir que depuis plus de deux ans, « il n’y a pas eu de négociations » pour régler ces problèmes. Par ailleurs, le manque de personnel, plus précisément une pénurie de plus de 400 Health Care Assistants, est toujours d’actualité. « Depuis 7 ans, il n’y a pas eu de recrutement », s’insurge la MOHEU.
« Le fondement même d’une bonne relation industrielle est basé sur des négociations. Or, nous n’en avons pas eu depuis plus de deux ans », s’insurge Amaljeet Seetohul. Depuis sept ans, les hôpitaux sont confrontés au problème de pénurie de Health Care Assistants et « dans le contexte du rapport PRB Errors & Omissions de Dev Manraj, il était convenu de recruter plus de 400 Health Care Assistants. Pour une raison que nous ignorons, aucun recrutement n’a été fait ». Pourtant, pour la MOHEU, le rôle des Health Care Assistants n’est pas à négliger « car ce sont eux qui s’occupent de 70 % des soins prodigués aux patients, leur donnant leur bain, leur donnant à manger ou leur apportant un soutien psychologique ».
De plus, souligne le président de la MOHEU, le quota du Bank Nurse Scheme, établi depuis 2011, est aujourd’hui « obsolète », le nombre de patients ayant augmenté. « Il faut revoir ce quota au plus vite ».
Autre problème évoqué : la formation des Health Care Assistants, qui travaillent de pair avec les infirmiers. « Il existe un cours de six mois à l’intention des Health Care Assistants et qui, depuis des années, n’a pas changé. Nous estimons qu’il faut empower tant les infirmiers que les Health Care Assistants. Le ministère a proposé un cours d’un an, mais nous proposons un cours de deux ans. Ce qui permettra plus d’autonomie aux Health Care Assistants. Ils pourront même pallier le manque de personnel. On parle de medical hub, mais encore faut-il que le personnel soit qualifié ».
La violence dans les hôpitaux constitue un autre problème, affirme Amaljeet Seetohul. « La distribution de méthadone fait partie de notre combat depuis 2010. Le ministère a procédé à la décentralisation de cette activité, ce qui a résolu une partie du problème. Mais nous voudrions lui exposer des points en vue de combattre davantage la violence dans les hôpitaux. En effet, la violence provient aussi de la qualité du service prodigué suite au manque de personnel. C’est un des facteurs engendrant la violence. Il y a aussi des patients agressifs ou des patients souffrant de troubles psychiatriques ».
Le système de ventilation, particulièrement à Candos, est vivement déploré. « Cela affecte le public et le personnel surtout quand il y a des épidémies comme la grippe A ou autres pathologies virales. En outre, on ne peut utiliser le même type de javel qu’on utilise à la maison dans les hôpitaux. Il faut des doses plus fortes. L’hygiène est primordiale dans les hôpitaux ».
La MOHEU attend d’avoir incessamment une réunion avec le ministre de la Santé pour lui exposer ses griefs.