La première conférence médicale de la Private Medical Practioners Association (PMPA) a eu lieu hier à l’hôtel Holiday Inn en présence de plus de 75 médecins, généralistes et spécialistes. Une occasion pour l’association et ses membres de discuter de l’avenir de la PMPA. Plusieurs spécialistes sont intervenus lors de ce séminaire pour faire des présentations sur des thèmes relatifs à différents domaines de la santé.
Il s’agit d’un événement de grande envergure pour l’association car pour la première fois, la PMPA a réuni ses membres dans une conférence médicale. Le symposium a débuté par la présentation des produits des firmes pharmaceutiques et d’une compagnie d’assurance, sponsors de la conférence. La première présentation a été réalisée par le Dr Abdool Latiff, anesthésiste à l’hôpital Apollo, sur les nouvelles recommandations de la réanimation cardio-pulmonaire (CPR), avec quelques exercices pratiques sur cette réanimation, sur la prise en charge d’un patient avec un corps étranger l’empêchant de respirer normalement et sur le fonctionnement d’un défibrillateur cardiaque.
Le Dr Sandooram, ENT Specialist, a fait son exposé sur la prise en charge des vertiges par un médecin généraliste avec, lui aussi, une présentation pratique sur les manoeuvres diagnostiques et thérapeutiques. Le Dr Satish Boolell a fait une présentation sur les risques inhérents à la pratique médicale, plus particulièrement sur les règles médico-légales liées aux certificats médicaux. Après une présentation sur le passé et l’historique de la PMPA, faite par le président de l’association, le Dr Patrick How, une session de brainstorming – durant laquelle les invités ont participé à une discussion et des échanges sur l’avenir de l’association – a mis fin au symposium.
La PMPA est la première association qui milite pour les revendications et les droits des médecins du privé. “Notre objectif principal n’est pas d’organiser des séminaires. Mais nous avons organisé ce symposium dans le but de mobiliser nos membres et de discuter de l’avenir de l’association”, dit le Dr Patrick How. Un événement qui, selon lui, sera désormais organisé sur une base annuelle.
Le président de l’association soutient que la PMPA devrait changer son mode d’action: “Tant qu’il n’y a pas d’événement particulier dans le domaine de la santé où, par exemple, lorsque nous devons intervenir contre une action du ministère, nous restons inactif.” De ce fait, le Dr Patrick How indique que la PMPA aspire à être plus proactive: “Une des priorités pour l’heure est d’augmenter le nombre d’adhérents.” Il encourage ainsi les nouveaux médecins qui se sont installés dans le privé à se joindre à l’association qui compte actuellement une centaine de membres.
“Autre chose importante: promouvoir le sens d’appartenance des médecins, tels que cela se passe à l’étranger où des médecins adhèrent à des organisations ou des mouvements”, ajoute le président de la PMPA. Le Dr How pense à plusieurs moyens par lesquels l’association pourra atteindre plus de médecins, notamment en se servant des nouvelles technologies, tel l’Internet, ou en organisant des sorties familiales ou encore à travers des oeuvres caritatives. “On veut devenir une force plus importante sur la scène médicale, avoir un pouvoir de négociation pour que le ministère (de la Santé) pa kapav fer dominer avek nou”, conclut le Dr Patrick How.