Après plusieurs mois d’attente, près de deux ans pour certains, 164 aspirants médecins feront leur entrée dans nos hôpitaux, cette semaine, pour effectuer leur internat sur une période de 18 mois. Ils participaient, hier, au Induction Day organisé par le ministère de la Santé. L’occasion pour le ministre de tutelle, Lormus Bundhoo, d’insister sur la politique de zéro tolérance qu’a adopté son ministère, suivant les nombreux cas récents de négligences médicales alléguées.
Leur attente aura duré de longs mois mais n’aura au final pas été vaine. 164 des 200 aspirants médecins – qui se disaient dans le flou sur le sort réservé à leur internat dans les hôpitaux – démarreront leur stage dans le service hospitalier public, cette semaine. Ces étudiants en médecine ont participé, hier, à un « induction programme » organisé par le ministère de la santé à leur intention au Rajiv Gandhi Science Centre, en vue de les confronter au monde médical qui les attend à partir de cette semaine. Lors de son allocution, le ministre de la Santé a tenu à prévenir ces aspirants médecins de ce qui les attend en entrant dans le service public. Lormus Bundhoo a ainsi insisté sur le politique de zéro tolérance adopté par son ministère, suivant les récents cas de négligences médicales alléguées dans le service public. « Nu finn remark, ces derniers temps, plusieurs cas de négligences médicales alléguées. Pa pou kapav continué coum sa. Tou docter bizin pran zot responsabilité », dit-il.
« You must bear in mind that you are all involved in a field where errors should not be permitted and will not be tolerated », a-t-il prévenu les étudiants. L’objectif du Induction Course programme visait justement à ce que les aspirants prennent conscience de ce qui les attend. Afin d’atteindre les objectifs fixés par le ministère de la Santé et que la Santé publique ne soit plus pointée du doigt, Lormus Bundhoo rappelle que le fonctionnement et la méthode de pre-registration des futurs médecins ont été revus. Aujourd’hui, pour devenir un médecin, il faut un minimum de 3 A Level et 21 points pour figurer dans le pre-registration programme. De même pour la première fois, une fois le pre-registration programme terminé, soit après 18 mois, les aspirants médecins devront obligatoirement passer un examen qui déterminera leur éligibilité à être un médecin. Une fois le certificat d’éligibilité en poche, les médecins devront faire le Continuous Development programme.
Lormus Bundhoo confie que lors de sa dernière visite en Grande Bretagne, le PM Navin Ramgoolam a personnellement pris contact avec le General Medical Council. Des représentants de cette instance seront prochainement à Maurice pour établir un constat du fonctionnement du Conseil de l’Ordre des médecins mauricien et faire une série de recommandations visant à améliorer l’institution. Lormus Bundhoo a confié à la presse qu’un comité restreint étudie actuellement le dernier rapport du Fact Finding Committee insititué sous la présidence du magistrat Raj Seebaluck pour faire la lumière sur le décès des trois jeunes femmes Christelle Diemahave, Zarmina Issimdar et Prisca Madhoosoodun, respectivement âgées de 19, 22 et 25 ans, après leur accouchement à l’hôpital, en 2012. Des actions disciplinaires devraient être prises sous peu.