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Le nombre de cas de conjonctivite en hausse, avec une moyenne de 750 cas enregistrés par semaine.

Le décès, le 1er janvier dernier à Maurice, de Naa Densua Mould, la fille d’Alex Mould, ancien PDG de la Ghana National Petroleum Corporation, attribuable à la malaria, a fait remonter les craintes d’une résurgence de cette maladie sur le territoire mauricien. Mais les autorités rassurent : « Si nous avons recensé 40 cas de malaria l’an dernier, ils étaient tous importés. Il n’y a aucun cas local. » Ce qui court actuellement, ce sont les cas de gastro-entérite et de conjonctivite.

Naa Densua Mould est arrivée à Maurice le 23 décembre dernier pour les fêtes de fin d’année. À travers le protocole de surveillance établi pour tous les passagers arrivant de pays à risques, les autorités sanitaires ont diagnostiqué quelques jours plus tard le virus de la malaria chez cette touriste ghanéenne. Elle a été immédiatement mise en quarantaine, dans une clinique privée, mais n’a pas pu être sauvée. C’est ce qu’avance le Dr Vasantrao Gujadhur, Regional Health Director au ministère de la Santé. Si ce cas a soulevé des craintes chez les Mauriciens, le Dr Gujadhur révèle qu’il n’y a aucun cas localement diagnostiqué de malaria à Maurice actuellement. Et ce, depuis 1997. Chaque année, si les statistiques révèlent une moyenne de 40 à 50 cas diagnostiqués, il s’agit de cas importés. En 2019, 40 cas importés avaient été recensés à Maurice.

Parallèlement, si le virus de la dengue et du chikungunya est à craindre en cette période à forte humidité et avec l’arrivée des grosses pluies, le directeur des services de santé assure qu’aucun cas du genre n’a été signalé aux autorités. En 2019, si le outbreak de la dengue avait été enregistré au premier trimestre notamment, jusqu’en juillet et principalement dans la capitale, il y a eu au total 20 cas importés de la maladie, dont le dernier date du 7 décembre, selon le registre de la santé.

Surveillance accrue

Les autorités rassurent qu’une surveillance accrue est de mise actuellement, notamment en cette période propice à la propagation des moustiques, et indiquent que des dispositions ont été prises par le ministère de la Santé pour éviter la prolifération des maladies transmissibles par les piqûres de moustiques, dont la malaria, la dengue et le chikungunya. Le protocole de surveillance établi au port comme à l’aéroport s’applique également pour d’autres maladies, dont le zika et la peste, précise le Dr Gujadhur.

Par ailleurs, toujours en raison du climat prévalant, le nombre de cas de gastro-entérite et de conjonctivite est sous surveillance. En décembre dernier, quelque 2000 cas de diarrhée, avec une moyenne de 600 à 700 cas par semaine, avaient été recensés. C’est la même tendance en ce début d’année, indiquent les autorités sanitaires. Cependant, si 750 cas de conjonctivite ont été enregistrés durant la dernière semaine de décembre, les autorités prévoient une hausse du nombre de malades en ce début 2020, notamment en raison de la forte chaleur et de l’humidité prévalente.