Depuis le premier cas recensé il y a trois mois, le pays a enregistré son 80e cas de dengue, la semaine dernière. La personne n’ayant pas voyagé, ce cas local a été détecté par une clinique privée. Les autorités sanitaires ont déjà pris les mesures nécessaires pour gérer le risque sanitaire, avec, entre autres, l’épandage d’insecticides dans la région de Rivière Noire.
Si le ministère de la Santé indique que cette maladie est sous contrôle, les cas étant épisodiques, soit un par semaine, force est de constater que le virus fait des victimes en différents endroits. Ainsi, alors qu’au départ, le foyer était aux alentours du Champ de Mars – forçant les autorités à revoir les horaires des courses hippiques –, et ensuite Vallée Pitot et Vallée des Prêtres, des cas avaient étaient recensés également à Cité la Cure, Pailles, Cité Martial, Ste-Croix et Roche-Bois, Pamplemousses, Trou aux Biches, Lallmatie, Souillac et Mahébourg ainsi qu’à Flacq et Baie du Tombeau. Selon le ministère de la Santé, l’origine de  ces cas a pu être retracée, la majorité des victimes travaillant où venant très souvent àPort-Louis. Si la période hivernale est moins propice à la propagation de la dengue, les autorités mettent néanmoins en garde les habitants des régions à haute température, dont ceux vivant sur le littoral, comme à Rivière Noire ou Trou aux Biches. Cependant, les précautions d’usage doivent être nationales, souligne-t-on au ministère de la Santé, qui réitère son appel à la population pour un nettoyage des cours afin d’éviter la prolifération des moustiques en éliminant les foyers potentiels de moustiques et en évitant les accumulations d’eau dans les cours.
Pour rappel, la dengue se transmet par les moustiques de type Aedes. Les symptômes sont une forte fièvre, des maux de tête ainsi que des douleurs rétro-orbitaires et musculaires, entre autres.