Le cancer du côlon est l’un des plus fréquents à Maurice. Selon le National Cancer Registry, dont les chiffres ont été rendu officiels à l’occasion de la Journée internationale de la lutte contre le cancer, le 4 février de chaque année, des 1177 personnes décédées à Maurice en 2014 des suites d’un cancer, on compte 580 femmes et  597 hommes. Si chez les femmes, le cancer du sein est le plus meurtrier avec 150 victimes, suivi de celui du côlon (60 décès), celui du col de l’utérus (49 décès), celui des ovaires (37 décès) et celui des poumons (37 décès), chez les hommes,  chez les hommes, c’est le cancer des poumons qui fait le plus de victimes avec 123 décès, suivi de celui de la prostate (82 décès), celui du colon (73 décès), celui de l’estomac (52 décès) et celui du pancréas (47 décès). Chaque année, le nombre de cas ne cesse d’augmenter. En outre, ce sont 1068 nouveaux cas de cancer enregistrés chez les hommes, le cancer du côlon (130 cas) est au top du tableau. Or il est possible de prévenir le cancer du côlon. En mangeant des noix.
C’est ce que soutiennent des chercheurs de l’université du Connecticut et de Jackson Laboratory for Genomic Medicine (Etats-Unis) qui avancent que « manger 30 grammes de noix par jour à partir de 50 ans pourrait réduire le risque du cancer du côlon chez les hommes ». Les noix, rappellent-ils, agiraient comme des probiotiques en favorisant l’équilibre de la flore intestinale, freinant ainsi le développement des tumeurs…
Pour aboutir à cette conclusion, ces chercheurs américains ont mené une expérience sur des souris. Ils ont nourri deux groupes de souris différemment, l’un avec un apport de nourriture classique, l’autre avec des noix (7 à 10,5% de leur apport calorique quotidien). Bilan des travaux : les mâles du groupe de mangeurs de noix ont vu leur risque de développer un polype adénomateux (tumeur bénigne à l’origine du cancer du côlon dans 80% des cas) réduire de deux à trois fois. En revanche, aucune différence n’a été remarquée chez les souris femelles. Cela pourrait s’expliquer par la capacité du fruit à coque à agir comme des probiotiques et à équilibrer la flore intestinale, freinant ainsi le développement du polype, comme l’ont constaté les chercheurs en examinant les excréments des souris.  S’il fallait transposer les résultats obtenus chez la souris à l’homme, les chercheurs estiment qu’il faudrait manger 30 grammes de noix par jour. Soit une bonne poignée de noix quotidiennement, à partir de 50 ans. Il faut savoir que la noix, riche en oméga-3, oméga-6 et en vitamines du groupe B, a déjà été reconnue pour son efficacité contre les maladies cardiovasculaires et ses bienfaits contre le mauvais cholestérol.