La stratégie nationale sur les services de santé sexuelle et reproductive en vue de cibler les adolescents et les jeunes fera l’objet de discussions lors d’un atelier de travail aujourd’hui à l’hôtel Gold Crest, Quatre-Bornes. Cette initiative du ministère de la Santé et de la Qualité de la Vie s’inscrit dans le cadre de la Journée mondiale de la Population, observée le 11 juillet chaque année.
« La grossesse chez les adolescentes » est le thème retenu cette année par le Fonds des nations unies pour la population (FNUAP). Cette Journée vise à attirer l’attention sur le fait qu’à travers le monde, environ 16 millions de filles de moins de 18 ans accouchent chaque année et que 3,2 millions subissent des avortements à risque. La grossesse chez les adolescentes peut entraîner des problèmes de santé : les mères les plus jeunes sont confrontées à un risque accru de complications, décès et invalidité, causés souvent par la fistule obstétricale. Leurs enfants courent des risques plus élevés. La grossesse à l’adolescence signifie aussi bien souvent une fin abrupte de l’enfance, une éducation restreinte et des occasions perdues.
L’accent sera aussi mis sur la santé reproductive qui est au coeur même du développement et un élément crucial pour le FNUAP dont la vision se résume ainsi : un monde où chaque grossesse est désirée, chaque accouchement sans danger et le potentiel de chaque jeune atteint. L’atelier verra la participation d’une cinquantaine de partenaires des ministères de la Santé et de la Qualité de la Vie ; de l’Éducation et des Ressources humaines ; de la Jeunesse et des Sports et de l’Égalité des Genres, du Développement de l’Enfant et du Bien-être familial ainsi que des organisations non gouvernementales et des représentants d’associations syndicales.
Trois présentations seront à l’agenda, notamment les faits et chiffres par rapport à la santé sexuelle et reproductive, les services de santé reproductive offerts par le ministère de la Santé et de la Qualité de la Vie, et les services destinés aux jeunes. De plus, une séance de brainstorming aura lieu de même qu’un travail de groupe au cours duquel les participants se pencheront sur l’élaboration de la stratégie nationale.
Dans le cadre de la Journée mondiale de la Population, plusieurs autres activités sont prévues par le ministère de la Santé et de la Qualité de la Vie. Parmi, la sensibilisation des mères adolescentes aux questions liées à la grossesse ; une campagne de sensibilisation sur la santé sexuelle et reproductive destinée aux étudiants des établissements secondaires avec accent sur la grossesse précoce et des séances de sensibilisation pour les travailleurs du secteur des entreprises orientées vers l’exportation.
Selon le Family Planning and Demographic Yearbook 2011-2012, publié par le ministère de la Santé et de la Qualité de la Vie, les trente dernières années ont été caractérisées par une baisse progressive dans le taux de natalité passant de 26,6 pour mille en 1980 à 11 pour mille en 2012. Le taux de mortalité maternelle a également chuté entre 1985 à 2011 passant de 1 à 0,36 pour chaque 1 000 naissances. Le taux de mortalité infantile se situe à 13,4 pour chaque 1 000 naissances, alors qu’en 1972, ce taux était de 63,8 pour mille.
Le taux de fertilité a également connu une baisse durant la période 2000 à 2011 passant de 1,97 à 1,42 enfant par femme. Par ailleurs, les données révèlent que la chute dans le taux de nuptialité, qui est passé de 22,0 pour mille en 1990 à 16,6 pour mille en 2011, est un des principaux facteurs qui a entraîné une baisse de fertilité.
Soulignons que le FNUAP est un organisme de développement international oeuvrant en faveur du droit à la santé et de l’égalité des chances. Il offre son appui aux pays pour utiliser les données de population dans la formulation des politiques et des programmes visant à réduire les risques de la maternité, promouvoir l’égalité des genres, prévenir le vih/sida et apporter un soutien aux adolescents et aux jeunes.