En 2005, l’association T1 Diams a vu le jour pour venir en aide aux personnes atteintes de diabète de type 1. Selon une étude menée par cette association, 400 à 500 jeunes sont touchés par cette maladie à Maurice ainsi qu’à Rodrigues. Fêtant cette année sa dixième année d’existence, l’association T1 Diams a annoncé le lancement de son projet “P’ti Médical”, lors d’une conférence de presse au restaurant Lambic, à Port-Louis. Ce projet consiste en une série de tests HbA1c pour un examen sanguin poussé sur l’évolution du taux de d’hémoglobine glyquée sur une période d’un trimestre.
« T1 Diams est une association qui veut aider les jeunes atteints de diabète de type 1. Cette maladie chronique touche les enfants, adolescents et jeunes adultes, et, pour y survivre, il faut plusieurs doses d’insuline par jour. Notre travail depuis 10 ans est de transmettre une bonne hygiène de vie à ceux touchés par cette maladie pour leur apprendre à vivre avec. Aujourd’hui, nous voulons aller encore plus loin avec le projet “P’ti Médical”, qui, nous l’espérons, s’étendra sur plusieurs années », déclare Abdullah Dustagheer, président de l’association T1 Diams. Ce projet vise à entreprendre une série de tests HbA1c, qui permettent de voir le taux d’hémoglobine glyquée pour un trimestre et une surveillance de l’équilibre glycémique.
« Le test HbA1c n’a jamais été disponible à Maurice et nous sommes bien évidemment très fiers de pouvoir le proposer ici. Nous avons fait l’acquisition d’une machine suivant les normes médicales recommandées à Maurice et à La Réunion. Grâce à elle, nous pourrons prévenir des conséquences graves de la maladie et contrôler avec plus de précision le taux d’hémoglobine glyquée. La valeur normale de ce taux est de 7% et, s’il est trop élevé, le patient est alors confronté à des complications que nous voulons éviter », avance Pravesh Gunness, médecin et secrétaire de T1 Diams.
Le projet “P’ti Médical” se fera en trois phases. La première consistera à rencontrer les malades ayant un taux élevé de HbA1c pour déterminer d’un plan personnalisé afin de réduire ce taux. La deuxième phase concerne l’encadrement, l’éducation thérapeutique, des consultations spécialisées, un dépistage et une prise en charge en cas de complications. La troisième phase est quant à elle consacrée à la stabilisation de la prise en charge et à évaluer le projet.