« Personne ne devrait vivre avec la douleur car nous pouvons la traiter. » C’est ce qu’explique le Dr Pankaj Wadhwa, médecin interventionnel spécialiste de la douleur et membre de l’Institut mondial de la douleur. Il traite les zones douloureuses du dos, du cou, des jambes, entre autres, sans chirurgie avec le laser, la radiofréquence et des injections d’ozone à la City Clinic selon le protocole médical international. Le patient n’aura plus à prendre des médicaments contre la douleur qui, dit-il, ont des effets secondaires sur l’estomac, les reins et le coeur.
« Nous pouvons traiter une douleur qui dure depuis plus de trois mois », soutient le Dr Wadhwa. « La douleur est comme un arbre. Il faut aller jusqu’aux racines et non se contenter de la “couper”. »
Selon ce médecin qui a reçu une formation spécialisée aux États-Unis, en Europe et en Inde, « il est contre-indiqué de prendre des antalgiques (médicaments contre la douleur) à long terme ».
Par exemple pour une douleur de dos, une sciatique, le praticien introduit une aiguille directement dans le nerf responsable de ce mal et en élimine la sensation. Le spécialiste est guidé par une image de la zone douloureuse reproduite sur l’écran d’un équipement d’angiographie. La douleur est traitée au laser et aussi par stimulation de la corde. L’intervention se fait sous anesthésie locale.
« Le patient est soulagé dans 95 % des cas. Ce n’est pas moi qui l’affirme, c’est ce que rapporte la littérature médicale », indique le Dr Wadhwa. Si la personne se sent déjà mieux après l’intervention, les meilleurs résultats sont ressentis après une semaine, indique le médecin. La séance dure environ 45 minutes. « Il existe quatre phase de traitement. Si la douleur n’a pas été supprimée complètement lors de la première intervention, le traitement est poursuivi jusqu’à la phase 3 ou 4. »
Les douleurs post-chirurgies aux vertèbres du dos notamment sont traitées par cette méthode, indique le praticien. « Même après une intervention chirurgicale la douleur réapparaît après cinq ans selon une étude britannique. Je ne suis pas contre la chirurgie. En cas de paralysie, si quelqu’un ne sent pas ses jambes, la chirurgie est indiquée. Elle l’est également en cas d’infection, de traumatisme ou si quelqu’un ne peut pas uriner ou aller à la selle », affirme-t-il. Et d’ajouter : « L’on peut éviter une chirurgie inutile en cas de douleurs chroniques. »
Selon le Dr Wadhwa, le Complex Regional Pain Syndrome, difficile à traiter, est soulagé par la méthode interventionnelle. « Chez les cancéreux, cette procédure leur permet de mourir dans la dignité lors des soins palliatifs. » Néanmoins les rhumatismes sont traités par de nouveaux médicaments, explique le spécialiste, la procédure interventionnelle ne s’appliquant pas dans ce cas.