Le feu couve chez les pompiers. Ces derniers critiquent en effet leurs conditions de travail, raison pour laquelle Radhakrishna Sadien, porte-parole de la Fire and Rescue Cadre (FRC) et président de la Governement Services Employees Association (GSEA), appelle à une « humanisation » des conditions de travail. Aussi une réunion s’est tenue hier après-midi entre Mahen Jugroo, le ministre des Collectivités locales, Radhakrishna Sadien et des membres de la FRC, et ce en présence de sir Bhinod Bacha. « Je suis satisfait qu’une réunion ait eu lieu. Nous attendons la décision du comité technique qui a été mis sur pied avant de prendre une décision concernant la marche à suivre », a ensuite déclaré Radhakrishna Sadien.
Les membres de la FRC, dont le porte-parole est Radhakrishna Sadien, réclament en effet des conditions de travail « plus humaines » pour les sapeurs-pompiers. Au cas contraire, « nous organiserons une nouvelle marche de protestation dans la capitale pour faire entendre les doléances des pompiers », avait prévenu hier plus tôt dans la journée Radhakrishna Sadien lors d’une conférence de presse. L’occasion aussi pour ce dernier de dénoncer « l’état insalubre » de certaines casernes, « qui sont infestées de rats et dont les matelas ont des punaises ». Et de critiquer ensuite, pêle-mêle, le manque de personnel et l’arrivée de nouvelles recrues, « sans formation adéquate et qui  sont appelées à circonscrire de grands incendies ».
Asraf Buxoo, membre de la FRC, a pour sa part insisté pour que les heures supplémentaires, « qui s’accumulent depuis plus d’un an » dans la “bank of firefighters”, qui a été recommandée dans le dernier rapport du PRB, en 2013, soient « déboursées au plus vite pour ceux ayant travaillé pour pallier le manque de ressources » humaines. « Nous avons attendu depuis longtemps, mais rien jusqu’ici. Nous ne demandons pas la charité, mais la somme qui nous est due et pour laquelle nous avons sacrifié notre famille. Faut-il que nous emboîtions le pas aux cleaners et que nous entamions une grève de la faim pour être payé ? » s’est-il demandé, avant de faire remarquer qu’il existe « une frustration constante » parmi les hommes du feu en raison de « l’indifférence des autorités, malgré les doléances que nous formulons depuis plusieurs années ».
Il a également vivement critiqué « l’administration » qui, dit-il, « n’a fait aucun effort pour que les soldats du feu reçoivent leur uniforme, malgré les discussions avec la direction à ce sujet ». Et d’ajouter : « Bann nouvo pe bizin mett ene sel t-shirt pandan un an. Pire encore : ponpie pe travay ek legan troue. Ek bann maladi ki pe kose lepidemi, nou expose a tou kalite maladi. » Asraf Buxoo lance un appel au gouvernement pour que le titre de Leasing Firefighters soit attribué aux soldats du feu comptant plus de 15 ans de service « et qui ont sauvé de nombreuses vies humaines ».
Loganaden Chocalingum, qui a exercé comme pompier plus d’une quinzaine d’années, a pour sa part dénoncé « l’état dans lesquels se trouvent certaines casernes », ajoutant : « Se enn lahont. Ena punaiz, kankrela dan matela. Lera p dans partou. Pa kapav dormi ditou kan nou retourne kasern apre enn linsandi. Parfwa, ou envi ploye letan in ariv ler pou all travay. » Il dit aussi ne pas comprendre comment  leurs collègues Rodriguais « n’ont eu aucune difficulté pour toucher leur dû » concernant leurs heures supplémentaires. « Ena de pwa de mezur. Kouma oule nou ale travay pou “bank of fightfighters”. »