Répondant à une question parlementaire du député de Savanne/Rivière-Noire Joe Lesjongard, le vice-Premier ministre et ministre des Services publics, Ivan Collendavelloo, a concédé que les promoteurs de la ferme photovoltaïque Sarako ne respectent pas les conditions de la licence Environment Impact Assessment (EIA). Cette licence leur a été octroyée par le ministère de l’Environnement. Cette ferme solaire, située à Bambous, a été mise en opération en 2014.
Dans sa réponse à Joe Lesjongard, le ministre a rappelé qu’un comité technique avait été institué en mars pour faire une évaluation du fonctionnement de la ferme solaire Sarako. Ce comité avait également comme attribution de s’assurer que les promoteurs travaillent en conformité avec les conditions de leur bail et de leur licence EIA.
Selon Ivan Collendavelloo, dans son rapport soumis en août dernier, le comité technique a d’abord révélé que de février à décembre 2014, la ferme solaire a produit 20,4 GWh d’électricité, équivalent à 97,7 % de l’électricité attendue.
Cependant, a poursuivi le ministre, seul 60 % des 80 arpents de terre qui leur avaient été alloués ont été utilisés. « Le ministère du Logement et des terres est en train d’enquêter », a-t-il précisé.
En outre, a déploré l’intervenant, les promoteurs ne respectent pas les conditions de leur licence EIA. Ainsi ne soumettent-ils pas de rapports trimestriels. En outre, ils n’ont pas insonorisé le bâtiment dans lequel ils ont installé leur générateur de secours. Les promoteurs n’ont toujours pas procédé à la construction d’une station d’épuration pour le traitement des eaux usées. Sans compter que les arbres et l’herbe sur le site ne sont pas coupés.