« Le travail entrepris par le père Grégoire de la Fédération des Créoles Mauriciens et les autres organisations est complémentaire à celui du gouvernement en vue de créer une société plus juste et égalitaire. » C’est ce qu’a déclaré le ministre de l’Agro-industrie et de la Sécurité alimentaire Satish Faugoo, également député de la circonscription n° 5 (Pamplemousses-Triolet), lors de la cérémonie de remise des certificats à 14 femmes qui ont suivi des cours en artisanat, jeudi à la Résidence Mère Teresa, Triolet. Ce programme de formation, préparé par la FCM, vise à combattre la pauvreté par l’accompagnement social.
« Lorsque nous insistons pour une société plus juste, nous ne disons pas que tout un chacun devra devenir médecin, avocat… Nous voulons que chaque Mauricien ait une chance égale », a expliqué Satish Faugoo. Rappelant que le pays n’a pas de grandes ressources naturelles, le ministre a souligné que le gouvernement mise sur l’État-Providence : éducation et santé gratuites ainsi que transport gratuit aux élèves et personnes âgées. « Notre vision, c’est d’avoir une île Maurice plus riche. »
Satish Faugoo a tenu à féliciter Jocelyn Grégoire, les responsables de l’École d’alphabétisation de Fatima, Geneviève Guého et Janine Grant, ainsi que tous ceux qui « accordent une dimension sociale à la promotion des valeurs dans la société mauricienne ». Soutenant que le moteur, voire la clé de la réussite, est l’éducation, le ministre exhorte aux parents de scolariser leurs enfants, d’autant plus que c’est obligatoire jusqu’à l’âge de 16 ans.
« Il est impérieux de se faire respecter. Un des moyens d’accompagner des gens, c’est la formation », estime Satish Faugoo. Et d’ajouter : « Les éleveurs, les planteurs, les pêcheurs… ne peuvent plus poursuivre leurs activités comme dans le passé. Outre la formation, de nouveaux moyens et de nouvelles techniques s’avèrent nécessaires. » Soulignant que le gouvernement voudrait être partenaire des organisations, à l’instar de la FCM, le ministre dit soutenir leurs projets.
De son côté, le président de la FCM a fait référence à deux anciens présidents des États-Unis, Abraham Lincoln qui avait signé l’Abolition de l’Esclavage et John Fitzgerald Kennedy qui avait dit « don’t ask what your country can do for you, but what you can do for your country ». Le père Jocelyn Grégoire invite chaque pauvre, issu de chaque composante de la société mauricienne, à venir de l’avant avec ce qu’il a de meilleur en lui-même. « Nous devons vivre dans un pays qui bouge, où chacun puisse avoir une place au soleil. Nous avons fondé la FCM dans le but de combattre la pauvreté. Un grand philosophe a dit “un pays peut avoir une bonne gouvernance, mais s’il y a de la pauvreté, c’est une honte !” »
Le père Grégoire note que depuis l’indépendance de Maurice, tous les gouvernements qui se sont succédé « ont oeuvré pour mener le pays à bon port ». Il soutient que chaque citoyen a le droit de rêver et que l’accès à l’éducation est à la portée de tout un chacun. Emboîtant le pas au président de la FCM, le Deputy Prime minister Rashid Beebeejaun paraphrase le président Barack Obama : « Together we can ». Il se joint aussi à Satish Faugoo sur le fait que l’objectif de Jocelyn Grégoire et de la FCM est identique à celui du gouvernement. « L’exemple de ce groupe de femmes formées à la Résidence Mère Teresa pourrait être reproduit ailleurs », insiste-t-il.
Pour sa part, le ministre de la Jeunesse et des Sports a félicité les quatorze stagiaires. Évoquant les objectifs du National Women Entrepreneur Council, Devanand Ritoo souligne l’importance de l’engagement de la femme dans des activités économiques. Il fait état des cours d’alphabétisation digitale destinés aux femmes. « Il faut innover et venir de l’avant avec des produits de valeur ajoutée. »
Christian Lefevre, Managing Director de Coquille Bonheur responsable de la formation et Janine Grant, directrice de l’École d’Alphabétisation de Fatima se sont également adressés à l’assistance.