Le groupe State bank of Mauritius Ltd (SBM) a enregistré, pour le premier semestre de son exercice financier 2014,  des bénéfices après impôts de l’ordre de Rs 1,4 milliard, soit une baisse d’environ 8% comparativement à sa performance (Rs 1,5 milliard) réalisée pour la période correspondante de 2013.
La direction du groupe bancaire explique ce repli par la combinaison de plusieurs facteurs, à savoir : l’augmentation substantielle des provisions pour créances douteuses, la hausse des dépenses opérationnelles et la baisse des revenus liés aux frais bancaires. Pour la période se terminant au 30 juin 2014, les revenus en intérêts n’ont augmenté que de Rs 47,6 millions, le groupe indiquant que les crédits continuent à stagner dans un environnement économique difficile. Certaines grandes entreprises, fait-on ressortir, ont de plus en plus recours aux capitaux et aux marchés des devises pour le refinancement de leurs dettes bancaires. La SBM annonce que les rendements sur son portefeuille croissant des titres émis par le gouvernement sont en baisse.  
Pour ce qui est des revenus hors intérêts, le montant s’est élevé à près de Rs 755 millions, comparé à Rs 769,5 millions pour la période correspondante de l’année précédente. Cette réduction est attribuable à des revenus inférieurs en termes de frais et commissions ainsi qu’a une baisse de revenus sur les opérations transfrontalières liées aux cartes et sur les opérations en devises. Quant aux « non-interest expenses », souligne le groupe bancaire, elles ont augmenté de 5,9% pour atteindre Rs 916,7 millions, progression due aux dépenses liées au rehaussement du système informatique et à la hausse des salaires, entre autres. Le groupe termine les six premiers mois de l’année avec un ratio coûts/revenus de 35,46%, soit un niveau plus élevé que celui de la même période de 2013 (32,48%).  
Les crédits accordés par le groupe se montaient à un peu plus de Rs 73 milliards au 30 juin 2014 (+ Rs 1,9 milliard en six mois) alors que les dépôts du groupe, eux, ont grimpé à Rs 84,7 milliards (+ Rs 1,7 milliard). Pour ce qui est du ratio d’adéquation du capital, il se situait à 24,38% au 30 juin 2014 (selon les conditions prescrites sous Bâle II), soit un niveau supérieur au minimum réglementaire de 10%.  
Parlant des perspectives, la direction de la SBM indique que la reprise économique au niveau mondial reste laborieuse et que les risques d’une détérioration sont toujours présents. En ce qu’il s’agit de l’économie mauricienne, la SBM pense qu’elle « semble se diriger vers une croissance modeste, avec un niveau d’activité économique plus faible que prévu et, surtout, un niveau d’investissement fragile ». Sur le plan opérationnel, le groupe fait comprendre qu’il continue à faire face à des perspectives de faible croissance de la demande de crédits et la persistance de l’excès de liquidités, qui pèse sur les marges. « La SBM demeure prudente dans son approche, en particulier en ce qui concerne la gestion des risques, et reste axée sur la poursuite de ses initiatives de transformation technologique orientées vers l’entreprise. En outre, la SBM progresse dans ses initiatives stratégiques visant à se diversifier géographiquement », ajoute le groupe.