State Bank of Mauritius

SBM publie la dixième édition de son bulletin économique, SBM Insights®. L’objectif est
d’assister les parties prenantes du groupe SBM à mieux comprendre les paysages
économiques mondial, régional et national.

L’économie mondiale

Pour la troisième fois consécutive depuis octobre 2018, les prévisions de croissance de l’économie mondiale ont été révisées à la baisse par le Fonds Monétaire International. La croissance mondiale devrait progresser de 3,2% en 2019 en raison d’activités mondiales plus faibles que prévu. Les tensions géopolitiques, les conflits commerciaux non résolus entre les États-Unis et la Chine, les incertitudes liées au Brexit, l’augmentation de la dette mondiale et les conditions climatiques défavorables dans le monde, entre autres, continuent de nuire à l’environnement économique mondial. La situation reste précaire sauf en cas d’améliorations significatives, notamment un dialogue et une résolution fructueux et soutenu entre les deux puissances économiques, un Brexit ordonné et un apaisement des tensions géopolitiques.

L’économie mauricienne

L’économie locale a progressé de 3,3% en termes réels au premier trimestre de 2019, principalement boosté par les secteurs de la construction, de l’information et de la communication, des finances et des assurances, ainsi que des activités de services administratifs et de soutien. Toutefois, compte tenu du contexte international morose, certains secteurs, en particulier ceux de l’hébergement et des services de restauration et du textile, ont connu une contraction au cours du trimestre sous revue. Dans ce contexte et compte tenu des conditions économiques mondiales difficiles, notre pronostic de croissance du PIB pour 2019 a été revu à la baisse de 10 points de base, pour atteindre 3,8%, un taux qui reste résilient. L’inflation a poursuivi sa tendance à la baisse et s’est établie à 0,9% en juillet, son plus bas niveau en près de trois ans. Nous nous attendons à ce qu’il reste faible à un taux de 1,0% d’ici la fin de l’année. La situation du marché du travail reste solide et nous avons ainsi maintenu notre prévision de taux de chômage à 6,8%, principalement soutenu par le secteur de la construction. Un déficit plus important du commerce de marchandises causé par une facture d’importation plus importante due à l’afflux de biens d’équipement et à un surplus moins important sur le compte des services a entraîné un creusement du déficit du compte courant au premier trimestre de 2019. Dans ce contexte, et vu les difficultés économiques sur les principaux marchés d’exportation et le remboursement anticipé prévu d’une partie de la dette extérieure, le surplus sur la balance des paiements devrait baisser à 2,0% du PIB. En 2020, nous prévoyons une activité économique résiliente et maintenons la prévision de PIB à 3,8%.

Kenya

Au premier trimestre de 2019, l’économie du Kenya a connu une croissance plus lente de 5,6% par rapport à 6,5% au même trimestre en 2018. Les principaux moteurs ont été l’hébergement et les services de restauration, les finances et les assurances, et l’information et la communication. D’autre part, les secteurs de l’agriculture et de la fabrication ont affiché des taux de croissance modérés. Globalement, l’économie devrait connaître une croissance de 5,8% en 2019. Dans son budget 2019/20, le gouvernement a montré son engagement à stimuler l’économie en allouant quelque KES 451 milliards au titre du Big Four Agenda, à savoir la sécurité alimentaire et la nutrition, la couverture universelle de la santé, les logements abordables et l’amélioration du secteur manufacturier. Lors de sa dernière réunion de politique monétaire en juillet, la Banque centrale du Kenya a maintenu son taux directeur à 9,00% suite au taux d’inflation contenu, à la stabilité de la monnaie, à des réserves de change suffisantes et aux récentes améliorations des conditions de crédit.

L’Inde

L’économie indienne a connu des difficultés au cours du second semestre de son exercice 2018/19, entraînant une révision à la baisse de l’estimation de la croissance annuelle du PIB de 7,0% à 6,8% par la Reserve Bank of India. Cela a été attribué à la faiblesse de la consommation privée et de l’investissement. Une modération des exportations a également été observée au cours de la période considérée, ce qui a contribué à aggraver le déficit de la balance courante. Compte tenu de la conjoncture économique mondiale actuelle (tensions commerciales croissantes, durcissement des conditions financières et incertitudes liées au Brexit), la Reserve Bank of India a légèrement abaissé sa prévision de croissance à 6,9% pour 2019/20, contre 7,0% précédemment. En conséquence, lors de sa récente réunion de politique monétaire en août, la Reserve Bank of India a modifié sa position monétaire de neutre à accommodante et a baissé son taux directeur de 5,75% à 5,40%.

Les Seychelles

Les Seychelles est le seul pays à revenu élevé dans l’Afrique subsaharienne depuis 2015. Cette ancienne colonie britannique a obtenu son indépendance en 1976 et jouit d’un environnement politique stable. Dans les années 90, la croissance économique moyenne était d’environ 5%, mais après le tsunami de 2004, l’économie a été durement touchée du fait de sa dépendance à l’égard des secteurs du tourisme et de la pêche. La crise était si grave que le pays a fait face à un défaut de paiement de sa dette en 2008 et le Fonds Monétaire International a dû fournir une assistance et une série de réformes ont été adoptées pour redresser la situation. A ce jour, le pays a rebondi et a enregistré un taux de croissance du PIB réel de 3,6% en 2018, soutenu par le secteur des services. En tant que membres du COMESA et de la SADC, Maurice et les Seychelles partagent de solides relations bilatérales.

La dernière édition de la SBM Insights® peut être consultée sur le https://www.sbmgroup.mu/documents

Communiqué de presse.