Vikash Ramdonee : « Il y a un laisser-aller de la part de certains parents »

Les absences régulières aux examens de School Certificate et de Higher School Certificate dans certains collèges inquiètent les recteurs. Ainsi ont-ils décidé de tirer la sonnette d’alarme à ce sujet. Le plus grave, disent-ils, c’est que les parents, contactés pour ces absences, n’étaient même pas au courant que leur enfant avait un examen ce jour-là. Ils plaident pour une école des parents et dénoncent le laisser-aller.

Pour Vikash Ramdonee, Acting Rector au collège d’État de Piton et secrétaire de l’Union of Rectors and Deputy Rectors, ce qui se passe en ce moment, « ne devrait pas être pris à la légère ». Dans certains collèges, des candidats s’absentent aux examens de SC ou de HSC pour certains papiers. Une habitude qui semble prendre de l’ampleur. Ce qui inquiète également, c’est l’attitude des parents à ce sujet. Vikash Ramdonee relate : « Cette année, j’ai eu trois cas dans mon collège, à la fois pour le SC et le HSC. Le plus étonnant, c’est que lorsque j’ai appelé une maman, elle m’a répondu que l’enfant était en train de dormir. Dans un autre cas, le papa m’a dit qu’il était au travail et qu’il ne savait pas où était son fils. »

Vikash Ramdonee ajoute que cette situation démontre à quel point les parents sont déconnectés de l’éducation de leurs enfants. C’est pour cela, dit-il, que les collèges rencontrent autant de problèmes de nos jours, avec une érosion des valeurs. « La moindre des choses est de s’intéresser à ce que font les enfants à l’école, de vérifier leurs cahiers, connaître les dates des examens. Je ne peux, moi, appeler les élèves chaque jour pour leur dire qu’ils ont des examens. Les parents doivent assumer leurs responsabilités », souligne-t-il.

Il plaide en ce sens pour la mise sur pied d’une école des parents « afin de sensibiliser ces derniers sur leurs responsabilités ». Il poursuit : « L’éducation ne concerne pas que l’école. Cela commence à la maison. C’est un cri du coeur que je veux lancer. Je souhaite que nous puissions unir nos forces pour situer le problème et trouver des solutions. On ne peut plus continuer comme cela. D’autant qu’il s’agit là d’examens de Cambridge, qu’on ne peut rattraper et qui sont importants pour l’avenir de l’enfant. »