L’affaire du trafic présumé de cadavres de Krishnanand Seva Ashram de Calebasses à des écoles de médecine prend une nouvelle dimension.
Le ministère de la Sécurité sociale et de la Solidarité nationale a décidé de sévir contre le Management de ce Residential Care Home pour avoir encaissé des funeral grants de quatre pensionnaires décédés sans avoir effectué les rituels pour des funérailles. Cette décision fait suite à la première étape de l’enquête confirmant le transfert illégal de ces cadavres au SSR Medical College.?D’autre part, dès que l’enquête a établi le décès de sept personnes à l’Ashram, le ministère a pris des actions immédiates pour supprimer les capitation grants. Un communiqué émis par le ministre souligne que lors l’encaissement des subventions funéraires, les responsables de l’Ashram ont enfreint les dispositions légales, soit la section 15 (d) des règlements tombant sous la Residential Care Home Act de 2003, stipulant que « every licensee shall make provision for burial of a deceased resident, in accordance to his religious beliefs, where no person assumes responsibility for such burial ». ?Le ministère de la Sécurité sociale a déjà référé le cas à la police. L’enquête devra établir s’il y a eu malversation ou détournement des allocations qui sont versées aux gestionnaires de la maison de retraite sous la Social Aid Act. Cette loi a été amendée récemment, portant l’amende à Rs 50 000 contre tout contrevenant.?D’autre part, le Registrar of Asssociation, qui est sous la responsabilité du ministère du Travail et des Relations industrielles, a été sollicité pour diligenter une enquête sur le fonctionnement de cet hospice. La question qui se pose au ministère de la Sécurité sociale est de savoir comment cette maison de retraite peut continuer à assurer la gestion et avoir, sous sa responsabilité, quelque 145 résidents qui sont considérés comme étant des personnes âgées et donc très vulnérables par rapport à leur santé précaire et de leur âge.