Littéralement pendant toute une année, le scandale du rachat de la clinique MedPoint a dominé les devants de l’actualité que ce soit sur le plan de la lutte contre la fraude et la corruption ou encore avec ses importantes répercussions sur le plan politique, notamment la rupture de l’Alliance de l’Avenir. De ce fait, le gouvernement travailliste, dirigé par Navin Ramgoolam, a vu sa majorité confortable complètement réduite et dépendant de la présence de deux transfuges du MSM, les ministres Jim Seetaram et Mireille Martin. De l’autre côté de l’hémicycle, l’opposition MMM, qui avait entamé l’année politique en fanfare en qualifiant l’acquisition de MedPoint par le ministère de la Santé de scandale du siècle, a repris du poil de la bête pour obtenir, après des demandes répétées, le gel des recettes de Rs 144,7 millions versées à la compagnie MedPoint sur un ordre émis par un juge de la Cour suprême siégeant en référé.
Après toutefois une cinquantaine de semaines et d’importantes ressources consacrées à cette enquête, l’Independent Commission Against Corruption (ICAC), dont les conclusions sont sur le point d’être soumises au directeur des poursuites publiques Me Satyajit Boolell (Senior Counsel) est loin d’avoir éclairci les mystères de cette affaire alors que ceux concernés par l’adjudication de ce contrat pour le projet de National Geriatric Hospital continuent de vivre un véritable cauchemar.
À ce stade, un épais mystère entoure l’épisode menant à la seconde évaluation de la clinique MedPoint soumise au ministère de la Santé par le Valuation Office en date du 11 novembre de l’année dernière. Dans cette correspondance, l’évaluation de Rs 75 millions du 27 août 2010 est revue et corrigée à la hausse comme suit :