La première étape du recensement des clients détenant 24 690 polices d’assurance sous le Super Cash Back Gold est sur le point d’être complétée. De son côté, l’administrateur de la BAI, Sattar Hajee Abdoula, devra être fixé sur son sort avec la fin de la série de Watershed Creditors Meeting se déroulant sous de strictes conditions de sécurité à l’auditorium de l’Église Chrétienne, à Trianon, depuis hier.
Avec 20 430 formulaires pour l’enregistrement sous le Super Cash Back Gold récupérés dans des bureaux de poste à travers l’île, et la soumission de déjà 4 690 formulaires dûment remplis et renvoyés à l’adresse des Conservators de PwC à hier après-midi, la satisfaction est de mise à l’hôtel du gouvernement. Une performance accomplie en dépit du mot d’ordre de boycott de l’exercice des formulaires lancé lors de la marche de lundi dernier dans la capitale.
Avec les derniers formulaires devant être collectés, la prochaine étape se présente sous la forme d’analyses de données fournies par les victimes pour dresser un tableau complet de la situation. Un secrétariat spécial a été constitué au sein de PwC pour ce travail, dont les résultats seront intégrés dans le rapport final que présenteront les Conservators de PwC, André Bonieux et Mushtaq Oosman, dans leur rapport final à la Financial Services Commission à la mi-mai avec des recommandations.
Grogne des créanciers
En parallèle, la fin de la grand-messe des créanciers de BAI, cet après-midi, devra confirmer l’identité de l’administrateur de la BAI, qui sera en face des Conservators lors des discussions pour la répartition des Assets de ce qui reste de l’empire Rawat. Hajee Sattar Abdoula, qui se dit conscient de traîner le boulet des sources de financement pour assurer les salaires et gages des 38 sociétés de la BAI sous sa responsabilité, préfère attendre la fin du processus cet après-midi avant de se prononcer. Pour cela, il doit impérativement bénéficier du soutien des banques commerciales, ce qui n’est pas unanimement le cas dans la conjoncture.
« La séance de cet après-midi sera consacrée aux créanciers d’Apollo Bramwell. Hier, je me suis assuré du cas d’Iframac. J’ai lancé un appel aux fournisseurs locaux et étrangers à cet effet pour relancer la machinerie », a déclaré l’administrateur au Mauricien.
Toutefois, dans le camp des créanciers, la grogne est de mise sur le déroulement des séances de travail et certains d’entre eux ont même effectué un Walk-Out pour dénoncer le « One-Man Show » de l’administrateur.
« One-Man Show »
« Sur la base de l’agenda, nous nous attendions à voir la constitution des comités de créanciers et à prendre un vote de confirmation sur le choix de l’administrateur. Tel n’a pas été le cas. Nous avions l’impression que ces réunions n’étaient qu’une pure formalité et que tout était couru d’avance », déclare le porte-parole des créanciers mécontents.
« L’administrateur a réduit les comités de créanciers à un simple pouvoir de regard. Il a dit qu’il n’était pas obligé d’écouter ou de prendre cas des opinions des membres du comité dans ses décisions, comme s’il nous disait que ces comités ne vaudront rien. Puis il a demandé s’il y a des contre-propositions à sa nomination. Ne voyant rien venir, il a décidé qu’il ne devait pas y avoir de vote. L’administrateur continue à faire son show en ne respectant pas l’esprit de la loi », soutient le porte-parole, conscient qu’il n’y a que de très minces chances que les créanciers puissent récupérer leurs dus de l’empire Rawat.
En début d’après-midi, un autre développement est intervenu avec David Isaacs, premier patron de Courts, soit depuis septembre 1985, Bruce Cohen, ancien président du conseil d’administration de Courts, et Ashok Sonah signifiant leur intention de soumettre un Bid for Courts Revival.