Un comité comprenant des proches et des amis a été mis sur pied hier après-midi pour soutenir les grévistes de la faim du SCBG/Brasser Assets Management. L’objectif : mobiliser le public, hier soir, à travers les réseaux sociaux pour une rencontre dans le Jardin de la Compagnie aujourd’hui à 10 heures avant de décider de la marche à suivre.
« Aujourd’hui, vendredi (ndlr : hier), cela fait plus de 24 heures que le ministre de la Bonne gouvernance Sudhir Sesungkur est venu nous rendre visite. Aucune communication officielle n’a été encore établie jusqu’ici. Le ministre aurait pu, ne serait-ce que par décence, nous envoyer un message par un de ses officiers pour nous mettre au courant de derniers développements. Rien depuis. On attend toujours les propositions formulées écrites noir sur blanc comme il nous a promis », a déclaré hier au Mauricien Salim Muthy, le porte-parole des grévistes.
C’est pour cette raison, dit-il, qu’il ne fait « pas confiance aux paroles des politiciens ». Pour lui, le gouvernement ne peut plus se permettre de continuer à jouer avec la vie de ces pères et mères de famille qui sont dans l’attente d’une réponse. « On ne fait pas de chantage. Ce n’est pas dans nos habitudes. Nous allons maintenir notre grève tant que nous ne sommes pas satisfaits », insiste Salim Muthy.
Par ailleurs, Geeta Gobin, 72 ans, membre de la société coopérative Vidur de Belle-Vue Maurel, qui avait commencé à observer mercredi une grève de la faim dans le centre communautaire de la localité, a été admise hier à l’hôpital du Nord. Son état de santé s’est détérioré dans le courant de la journée d’hier. Elle souffrait de forte tension artérielle.