Alors que le deuxième trimestre tire à sa fin, un nouveau débat s’invite à la polémique sur les absences autorisées dans le secondaire. Ces dernières semaines, plusieurs parents disent avoir emmené leurs enfants pour consultation à l’hôpital ou dans les centres de santé publics, et se sont retrouvés avec un « attendance slip » au lieu de certificat médical. Or, les collèges affirment que selon la politique mise en place pour les frais d’examen de SC et de HSC, ces « attendance slips » ne sont pas acceptés par le ministère de l’Éducation.
Avec la période hivernale, beaucoup d’enfants sont tombés malades récemment. Des collégiens ayant reçu des soins dans les centres de santé publics se croyaient à l’abri d’une absence non-autorisée, mais ont été surpris d’apprendre par la direction de leurs collèges que le document produit par l’hôpital n’était pas conforme aux règlements. Un père de famille dont la fille a été traitée dans un centre de santé explique : « Ma fille souffrait de la grippe et faisait de la fièvre. Au centre de santé, elle a été examinée par une doctoresse qui lui a prescrit du paracétamol, de la vitamine C, un médicament pour la gorge, ainsi que des antibiotiques. Toutefois, quand je lui ai demandé un certificat médical, elle m’a répondu que l’enfant n’avait pas besoin de congé et qu’en général, elle remettait un attendance slip qui devait expliquer son absence. Or, au collège, on m’a fait comprendre que ce bout de papier ne comptait pas et qu’il fallait un certificat médical en bonne et due forme. »
Le père de famille dit être retourné voir la doctoresse le lendemain mais que celle-ci ne voulait rien entendre. « Elle m’a réaffirmé que c’était le même papier qu’elle donnait à tous les étudiants et que si le collège de ma fille ne l’acceptait pas, ce n’était pas son problème. Or, elle a bien prescrit des médicaments à ma fille, ce qui veut dire qu’elle reconnaît qu’elle était malade. »
Ce cas n’est pas isolé. Un autre père de famille dit lui avoir emmené sa fille au centre de santé car elle avait ses règles et se tordait de douleurs. Si le médecin lui a bien prescrit un calmant, il a refusé, en revanche, de lui donner un certificat médical. Ce qui mène le père de famille à dire que la politique du ministère sur les absences est « discriminatoire envers les filles. » Il se demande ainsi si les 15 absences autorisées étaient équitables pour les filles et les garçons. « Les filles ont des problèmes que les garçons n’ont pas. De ce point de vue, la politique des absences est discriminatoire à l’égard des filles. Sous l’Equal Opportunities Act, cela représente une discrimination sur la base du sexe. »
Ces parents en colère souhaitent que les ministères de l’Éducation et de la Santé accordent leurs violons. « Si l’Éducation a mis en place une politique où la Santé est concernée, il doit faire passer le message aux médecins. On ne demande pas de congé, mais simplement une attestation que l’enfant est bien malade, qu’il a été examiné par un médecin dans un centre de santé et que ce dernier lui a prescrit des médicaments de surcroît. »
Ce père de famille en colère n’oublie pas non plus de faire remarquer qu’avec ce manque de coordination entre les deux ministères, « on est en train d’encourager la mauvaise pratique d’avoir recours aux médecins du privé pour un certificat médical. »
Nous avons sollicité le ministère de l’Éducation sur cette question, mais nous n’avons pu avoir une explication à l’heure où nous mettions sous presse.
Rappelons que selon la politique en place, pour bénéficier de la subvention sur les frais d’examen de SC et de HSC, un élève candidat à ces examens ne doit pas avoir plus de 15 absences en un an. Seul un certificat médical permet de ne pas comptabiliser une absence.