L’édition 2017 du concours Science Quest, organisé par le Rajiv Gandhi Science Centre (RGSC), a tenu toutes ses promesses. Les noms des gagnants ont été dévoilés hier, à l’auditorium Octave Wiehe, dans une ambiance particulière. En effet, pour l’occasion, la scène avait été aménagée comme le tableau de bord d’une navette spatiale, donnant ainsi l’impression de voyager dans l’espace. Les collèges Sookdeo Bissoondoyal et Royal de Curepipe, ainsi que le Lycée des Mascareignes sont les gagnants des différentes catégories.
Pour cette nouvelle édition de Science Quest, le RGSC a bénéficié une nouvelle fois de la collaboration de la MCB. Ce concours vise à promouvoir la science, tout en invitant les jeunes à faire preuve d’initiative et d’innovation. Chaque collège participant a présenté un projet démontrant comment l’utilisation de la science et de la technologie peut aider à améliorer le quotidien.
Cette année, 177 projets ont été reçus. Parmi, 90 ont été sélectionnés et 75 sont exposés au RGSC depuis la fin du mois de mai. Les projets touchent une variété de domaines, allant de la sécurité alimentaire aux énergies renouvelables, en passant par l’économie océanique. Le Dr Aman Kumar Maulloo, directeur du RGSC, regrette qu’il n’y ait pas eu de projet dans le domaine des mathématiques cette année.
Pour la catégorie Grades 7 à 9, le grand vainqueur est le Sookdeo Bissoondoyal State College. L’équipe était composée de Gufran Jaulim, Noah Lebon, Ansheel Mooneesamy et Cheyan Appadu, tandis que Nabeel Mungly en est le Supervising Teacher. Dans cette même catégorie, le collège Labourdonnais a remporté les 3e et le 5e prix respectivement, le collège Unity termine à la 4e place et le Collège Royal de Port-Louis à la deuxième place. Le projet primé est un indicateur du niveau d’eau dans le réservoir. « De son salon ou sa cuisine, on peut savoir combien d’eau il y a dans le réservoir, sans avoir à monter sur le toit. Ce projet est très réaliste et nécessite un investissement d’environ Rs 500 pour sa mise en place », dit Nabeel Mungly. Il souligne que le Sookdeo Bissoondoyal SC est primé à ce concours pour la troisième année consécutive.
La catégorie des Grades 10 et 11 a vu la victoire du Lycée des Mascareignes. L’équipe composée de Damien Maujean, Jules Corson, Max Von Arnim et Romain Aurelle et sous la supervision de M. Pitou, a présenté un système d’évacuation multisécurité en cas d’inondations. « Nous avons travaillé pendant un mois et demi à deux mois, à raison d’une heure et demie par semaine, pour monter ce projet. Nous sommes très contents qu’il ait plu au jury et au public », disent-ils. Les autres finalistes dans cette catégorie étaient : DAV College (5e), Lycée des Mascareignes (4e ; 2e équipe en finale), RCPL (3e) et RCC (2e).
Pour la catégorie des Grades 12 et 13, c’est le Collège Royal de Curepipe qui s’est démarqué. Son projet Walk Smartly, visant à produire de l’électricité en marchant sur des trottoirs dotés de prises électriques pour alimenter des lampadaires a séduit le jury. L’équipe était composée de Talha Atchia, Veerendra Aubeeluck, Keerti Kumar Kubaree et Kesserven Valeyetheepillay, sous la supervision de Pradeep Kumar Deenoo. Les autres finalistes étaient : Rajcoomar Gujadhur SC (5e), France Boyer de la Giroday SC (4e), Imperial College (3e) et LCQB (2e).
Les cinq équipes finalistes dans chaque catégorie ont eu droit à des Cash Prize, offerts par la MCB, d’un montant entre Rs 4 000 et Rs 20 000. Les enseignants ayant supervisé les équipes ont eux reçu une récompense en espèces d’un montant entre Rs 1 000 et Rs 4 000.
S’adressant aux étudiants à cette occasion, la ministre de l’Education, Leela Devi Dookun-Luchoomun, les a encouragés à développer leurs talents. « Remporter un prix n’est pas la destination finale de votre voyage dans le domaine de la science. Il faut continuer à innover et en même temps, permettre au public de comprendre le rôle de la science et de la technologie dans la vie de tous les jours », dit-elle.
Cette cérémonie s’est tenue dans une ambiance spéciale, car les organisateurs avaient aménagé la scène de manière à donner l’impression d’être dans une navette spatiale. On a ainsi pu faire escale sur la planète Somana, découverte par un astrophysicien mauricien et croiser le chemin d’extraterrestres, qui n’ont pas hésité à danser le séga.