Sensible aux détresses de ses semblables, Zooheb Mohoboob fait partie des jeunes qui rêvent d’une île Maurice meilleure. Propriétaire d’une “arcade” à Curepipe, le jeune homme au corps musclé reste modeste. “Je suis incapable de voir quelqu’un dans le besoin sans l’aider.” Zooheb fait du culturisme depuis l’âge de 15 ans. “J’ai commencé à le pratiquer sérieusement à 20 ans. Je le fais pour le plaisir. Je voyage énormément pour le boulot mais je trouve toujours du temps pour le sport.”

Dans la vie, le businessman s’intéresse à beaucoup de choses et est avide de voyages. “J’ai visité un nombre impressionnant de pays. Chaque pays a été pour moi une découverte. Toutefois, la Thaïlande sort du lot. J’adore me rendre là-bas. Je m’y sens comme à la maison. Le paysage est presque identique à celui de Maurice. Il est aussi sale qu’ici.” Le Curepipien apprécie les Thaïlandais au point d’avoir adopté leur langue maternelle, le thaï. “J’ai appris à parler cette langue à 17 ans. Je me rends en Thaïlande chaque deux mois”, raconte celui qui parle couramment le thaï, l’arabe et un peu le mandarin.

Zooheb Mohoboob a grandi au sein d’une famille qui a le business dans le sang. “J’aime les nouvelles visions. Je pars du principe que les jeunes doivent suivre leurs envies et pas parce que leurs parents les ont forcés. J’étais ingénieur en informatique à Singapour pendant quatre ans. Je suis retourné à Maurice pour suivre les pas de mes parents.” Ses quatre sœurs ont pris des routes différentes. “Je suis retourné à Maurice car ma maman me manquait. Nous avons une relation très fusionnelle.”

Comme chaque lecteur invité dans cette rubrique, il ne tarde pas à dire ce qu’il pense de notre magazine. “Je lis Scope grâce à ma copine, elle l’achète souvent”, dit-il en riant.

La boîte à questions

Notre invite a plongé sa main dans notre boîte à questions. Et le hasard lui a imposé ce qui suit.

Après votre passage sur terre, que souhaiteriez-vous que l’on dise de vous ?
Je veux qu’on dise de moi que j’étais une bonne personne, que j’ai fait des choses bien. Personnellement, j’aide beaucoup les gens dans le besoin. Si j’ai tout ce que j’ai aujourd’hui, c’est grâce à dieu et j’estime que ce n’est pas pour rien.

Vivre d’amour et d’eau fraîche, ça vous dit ?
C’est ce que je vis en ce moment avec ma petite amie. On vit notre histoire d’amour tranquillement.

Quelle sera votre première action le jour où l’on vous nommera Premier ministre ?
Avant toute chose, j’essaierai de faire changer la mentalité des gens. C’est l’une des raisons pour lesquelles le pays n’avance pas. Je trouverai également une solution pour sortir de la pauvreté ceux qui sont touchés.

Quel est le plus beau compliment que l’on puisse vous faire ? Et le pire ?
Qu’on dise que je suis un gentleman. Et le pire serait qu’on dise que je ressemble à un Indien.

Confiez-nous votre plus grand secret ?
Mon secret est qu’à mon âge, j’ai pu réaliser autant de choses sans l’aide de mes parents. Peu de gens savent que j’ai toujours tout fait par moi-même. C’est aussi grâce à ma petite amie que j’arrive à tout surmonter.

Quel est l’état de santé de votre porte-monnaie en ce moment ?
Qu’importe l’état de santé de mon porte-monnaie, je suis une personne modeste.

Racontez-nous le plus grand secret que vous a confié votre meilleur(e) ami(e) ?
Je n’ai pas de meilleur ami. Je ne suis pas du genre à raconter ma vie aux autres. C’est pourquoi les autres ne me confient rien. La seule personne à qui je dis tout, c’est ma copine. Il n’y a pas de secret entre nous.

C’est officiel, le Père Noël existe et lit cette rubrique. Que souhaitez-vous lui demander ?
Je lui demanderai d’exaucer ces trois vœux : bonheur, prospérité et santé. Ce sont les trois choses les plus importantes à mes yeux.

Qu’offrirez-vous au Premier ministre s’il vient chez vous à l’heure du dîner et de quoi lui parlerez-vous ?
Il sera accueilli et servi comme tout le monde. Il ne bénéficiera pas d’un traitement spécial parce qu’il est le Premier ministre. À table, je lui parlerai des Mauriciens qui peinent à subvenir à leurs besoins et d’essayer de trouver un moyen de les soulager. Je constate que les riches s’enrichissent et les pauvres s’appauvrissent. Pour ma part, je ne suis pas insensible face à ce fléau. J’aide du mieux que je peux.

Qu’auriez-vous fait si vous aviez les pouvoirs du Superman ?
Mon numéro préféré. Si j’avais les pouvoirs de Superman, j’essaierais de changer le monde en bien.