Scott Health et Sebna Ltd ont été invités par le Data Protection Office à trouver un système alternatif au « fingerprint » pour la prise de présence d’un groupe d’employés. Mais le syndicat dénonce des « intimidations » et estime que les conditions attachées à ce nouveau système sont contraires aux provisions du Remuneration Order pour ce secteur. L’employeur, lui, maintient agir dans les paramètres de la loi. La destruction des données des employés concernés sur la machine est également prévue.
Dans le sillage des contestations sur la carte d’identité biométrique et le caractère privé des empreintes digitales relevé dans certains cas en cour, des d’employés de Scott Health et de Sebna Ltd, deux filiales du même groupe, avaient logé une plainte auprès du Data Protection Office. Ces deux compagnies ont donc été priées d’adopter de nouvelles procédures pour la prise de présence des contestataires. Le Syndicat des travailleurs des établissements privés, affilié à la Fédération des travailleurs unis (FTU), avance toutefois que ce changement se fait « dans des conditions difficiles ».
Atma Shanto, le négociateur, a sollicité hier une rencontre avec la direction de ses compagnies à ce sujet. Dans sa lettre, ce dernier dénonce des « intimidations » et des « abus d’autorité » pour faire signer un document relatif à la prise de travail et aux conditions d’emploi. Selon lui, ceux-ci seraient en contradiction avec le Remuneration Order pour ce secteur. « Nous contestons cette situation, d’autant qu’il n’y a eu aucune discussion avec le syndicat, reconnu par les compagnies. »
Il ajoute que certaines conditions attachées au nouveau système – manuel – ne sont pas en faveur des travailleurs. « On dit par exemple que ce qui n’est pas lisible ne sera pas pris en considération. »
Mais au niveau de la direction de Scott Health et Sebna Ltd, on fait ressortir que « tout est fait dans la légalité ». Un responsable du département des ressources humaines précise : « Nous avons reçu la lettre du Data Protection Office le 13 juin nous demandant de trouver un système alternatif pour les employés concernés. Nous avons donné un document à ces derniers concernant la politique de l’entreprise sur les “attendances”. Nous avons suggéré qu’ils écrivent leur “time in” et “time out” dans un registre et signent à côté. Ils doivent signer le document pour donner leur accord. Il n’y a rien dans le Remuneration Order qui est contraire à cela. » Ce dernier précise également que, selon les instructions du Data Protection Office, toutes les données des employés concernés seront détruites sur le système. Une tierce partie sera même appelée pour le certifier. Il ajoute que seuls « quatre employés de Scott Health et une dizaine de chez Sebna sont concernés par ce sujet sur une “workforce” de 315 personnes ».