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  • Sondress Sawmynaden (syndicat des recteurs) : « Le changement dans la pratique de transfert annuel provoque une véritable pagaille en ce début d’année »

Durant le troisième trimestre fr l’année dernière, les différents syndicats d’enseignants ont plusieurs fois interpellé le ministère de l’Éducation sur l’exercice de transfert annuel, d’habitude bouclé avant la fin de l’année scolaire.

Mais le ministère a changé la politique en répondant que le transfert annuel se ferait à la fin de 2020 en raison de la transition vers les Académies en 2021, à l’exception cependant de ceux qui ont complété dix ans dans une école et qui seront transférés automatiquement. Ainsi, il y a eu pour conséquence des enseignants en surnombre dans des écoles transformées en Académies et un manque dans des Regional Colleges, provoquant par là même le mécontentement des chefs d’établissements.

Selon des recteurs, il y aurait, en ce début d’année scolaire, au moins une centaine d’enseignants en surnombre dans les “Academies” car ces institutions ne prennent plus d’élèves en Grades 7-9 (Form I à III).

« Ces enseignants en surnombre sont dans le flou et pour le moment, ils ont un “time-table” plutôt fictif en attendant leur “posting” dans un collège. Alors que dans certains collèges, il y a un manque d’enseignants dans certaines matières. Et ce sont les élèves qui sont les premiers perdants d’une telle situation. La question du staffing aurait dû être réglée avant la rentrée. Il s’agit ni plus ni moins d’un manque de planification de la part des responsables du ministère », déclare Soondress Sawmynaden, président du syndicat des recteurs.

Des enseignants ayant travaillé pendant dix années consécutives dans une même institution et qui attendaient leur transfert en début d’année, comme promis par le ministère de l’Education, n’ont pas encore reçu de communication officielle à ce sujet. Pour l’heure, ils n’ont aucune indication concernant ni la date ni le collège de leur prochaine affectation. En outre, quelques enseignants seraient en surnombre dans l’école où ils se trouvent et, de fait, les recteurs ne leur auraient pas remis en ce premier jour d’école ni de “time-table”, ni manuels destinés aux enseignants.

« Sachant qu’ils partiront d’un moment à l’autre, le recteur ne leur a pas confié de responsabilités ni de “time-table”. C’est une situation frustrante pour nos collègues en ce début d’année », témoigne un enseignant de sciences. Soulignons que cette question d’enseignants surnuméraires et de ses conséquences sur le fonctionnement du collège a été le principal sujet de conversation dans le circuit du secondaire d’Etat.

Dans un collège de la région de l’Ouest, il manque, selon le chef d’établissement, une quinzaine d’enseignants. « Outre le manque aigu d’enseignants, nous n’avons pas de Senior Educator ni de Deputy Rector. Dans une telle situation, je n’ai pas pu faire un “time-table” pour le staff », fait-il comprendre Selon des informations disponibles, plusieurs recteurs, devant le manque d’enseignants, ont pris l’initiative d’allonger l’heure des “periods” et celle de la récréation, de même qu’ils ont demandé aux enseignants d’organiser certaines activités « afin d’avoir un contrôle sur les élèves ». Le syndicat des recteurs attend les réactions de ses membres sur cette question de “staffing” avant de faire part de ses doléances au ministère.

Par ailleurs, c’est en ce début de semaine que les collèges d’Etat, d’après une directive du ministère, ont distribué les manuels gratuits destinés aux élèves de Grades 7-9. Mais dans plusieurs écoles, des élèves de Grade 9 n’ont pas reçu de livres que pour trois matières, à savoir sciences, mathématiques et “social and modern studies”.