Pas moins de 112 collèges privés payants et subventionnés sont autorisés à fonctionner l’an prochain. Cette liste a été ratifiée par le conseil d’administration de la Private Secondary Schools Authority avant-hier lors d’une réunion spéciale consacrée à l’examen des demandes pour le renouvellement de l’enregistrement des établissements existants et des nouveaux permis. Les membres du board de l’organisme ont été pointilleux sur plusieurs aspects, d’où leur refus d’accéder à certaines requêtes spécifiques, notamment pour le transfert des locaux et pour le changement de noms de collèges.
Les collèges privés et subventionnés ayant reçu l’autorisation de fonctionner l’an prochain sont au nombre de 112. Tel en a décidé le conseil d’administration de la Private Secondary Schools Authority (PSSA) lors d’une réunion spéciale qui s’est déroulée avant-hier. Cette dernière était consacrée à l’examen des demandes pour le renouvellement de l’enregistrement des établissements existants, mais aussi aux demandes de nouveaux permis. Si l’organisme aura pris le temps d’étudier tous les dossiers, il n’aura cependant pu satisfaire toutes les requêtes, entre autres concernant certains établissements demandant le transfert de leurs locaux ou encore de changer de nom.
Ce qui retient l’attention c’est l’intérêt grandissant pour l’ouverture d’écoles payantes, alors que l’éducation secondaire est gratuite à Maurice. L’on dénombre ainsi au moins sept demandes de permis pour l’année prochaine n’ayant pas été retenues par le board car ne satisfaisant pas à tous les critères. Parmi ceux voulant se lancer dans ce secteur éducatif se trouve un proche parent d’un député de la majorité, lui-même familier aux rouages de l’éducation secondaire. Par ailleurs, le Terre-Rouge College à Rodrigues — un établissement subventionné qui sera géré par REDCO — sera le seul nouveau collège à pouvoir ouvrir ses portes en janvier.
Exit l’an prochain le Collège Villes-Soeurs (Beau-Bassin) et le Bradley College (Montagne-Longue) avec la suppression de leurs grants en raison du manque d’élèves. Le nombre d’établissements bénéficiant des subventions de l’État opérationnels en janvier 2012 s’élève à 91, tandis que l’on comptera 21 « fee-paying schools ».
Le board n’a pas agréé à toutes les demandes pour l’introduction des classes de Form VI, comme celles présentées par un collège de Rose-Hill et par un autre de Port-Louis, et ce en raison d’un manque d’espace. En revanche, les collèges St-Esprit Case-Noyale, St-Mary’s West (Petite-Rivière) et Royal Holloway (Montagne-Blanche) auraient pour leur part obtenu une réponse positive.
Deux demandes de changement de nom n’ont pas non plus été approuvées par le conseil d’administration de la PSSA. Et dans les deux cas, la nouvelle appellation réclamée fait suite à un changement de propriétaire. Citons d’abord le Quartier-Militaire College, qui appartient à présent à la société ayant également acheté le Bhujoharry College. Dans ce dernier cas, le nouvel acquéreur souhaitait que son établissement soit désormais rebaptisé « Bhujoharry Quartier-Militaire ». Or, la PSSA ne voudrait pas que le patronyme « Bhujoharry » soit utilisé sans l’autorisation des personnes concernées. Petite parenthèse : cette société a aussi fait l’acquisition d’un autre établissement subventionné, à savoir Collège Idéal (Rivière-du-Rempart). L’un des dirigeants de cette société est M. Ramdass Ellayah, promoteur de Rose Garden Résidences, un projet immobilier situé à Rose-Belle, au centre d’une controverse.
Le cas suivant est celui du Thanacody College (Souillac), qui a, lui, été racheté par le propriétaire de la Doha Secondary School, un établissement payant. Là encore, le changement de nom n’a pas été autorisé. Argument officiel : l’utilisation de « Doha » dans le nom de deux établissements ayant des régimes différents pourrait créer la confusion. Mais dans les milieux du ministère de l’Éducation, on laisse plutôt entendre que l’autorité aurait ainsi voulu prendre toutes les précautions nécessaires pour prévenir tout risque de transfert d’élèves de l’établissement du sud vers celui de Curepipe. Et que l’institution payante puisse éventuellement devenir une institution subventionnée par l’État.
La requête du nouveau propriétaire du St-Helena College (Vacoas) – qui souhaite transférer ses locaux dans un nouvel emplacement à Phoenix – a aussi été refusée. La PSSA n’a en effet pas reçu la confirmation de la nécessité d’un autre collège dans la région où le St-Helena désirerait s’installer. De même, l’organisme attend des clarifications sur tout projet de développement envisagé.
Par ailleurs, la demande d’un changement de lieu du Bhujohary College de Port-Louis, vers La Tour Koenig, n’a pas non plus encore obtenu le feu vert du ministère de l’Éducation, alors que la construction du nouveau bâtiment se trouve à un stade avancé (voir photo). Selon leur calendrier, les responsables du collège ont prévu que la rentrée 2012 s’effectue dans les nouveaux locaux, raison pour laquelle ils mettent les bouchées doubles afin de terminer les travaux avant la fin de l’année. La direction du collège voulant profiter de cet important projet de développement pour créer un collège mixte, le ministère demande à être fixé sur les dispositions prises à la fois pour accommoder correctement les élèves et le staff dans cette nouvelle configuration, ainsi qu’en matière de sécurité.