La prochaine Teachers Day, qui sera célébrée le 5 octobre dans le secondaire privé, s’annonce plus animée que lors des dernières éditions. D’une part, les nombreux points sont encore en suspens quant à la réforme du secondaire et, de l’autre, l’attitude « passive » de la Private Secondary Education Authority (PSEA) face aux doléances des enseignants, qui déplorent que « l’heure ne soit pas aux réjouissances » pour cette prochaine Journée des Enseignants.
L’Union of Private Secondary Education Employees, principal syndicat de ce secteur, réunira ses délégués pour une analyse de la situation de leur secteur durant ces dix dernières années. Le fonctionnement de la PSEA, et particulièrement son directeur, est depuis quelque temps la cible de ce syndicat. « Il y a beaucoup de choses à dénoncer lors de cette prochaine Teachers Day », préviennent les dirigeants de l’UPSEE. « Contrairement à ce qu’avait promis la ministre de l’Éducation à l’Assemblée nationale lors des amendements à la loi et ensuite dans tous ses discours, la situation dans le secteur secondaire privé ne s’est guère améliorée à cause de l’incompétence de la direction. Nous n’avons pas peur de le dire », constatent les dirigeants de l’UPSEE, ajoutant que la PSEA a « complètement perdu » son autonomie et que celle-ci n’agirait qu’à partir des directives émanant du ministère.
Les deux récents revers que la PSEA a essuyés devant une cour de justice, concernant son désaccord face à certaines nominations au poste de Senior Educator faites par des managers des collèges, seront aussi abordés lors de cette Teachers Day par les syndicats. La PSEA a dû faire marche arrière et, encouragée par le verdict de la cour, l’UPSEE s’apprête, dans les jours à venir, à loger une mise en demeure à l’organisme de Beau-Bassin concernant d’autres nominations au poste de Senior Educator qui ont été rejetées. « Nous sommes prêts avec les documents nécessaires pour cette action légale », indiquent les dirigeants de l’UPSEE.
D’autre part, la principale préoccupation des profs du secondaire privé à quelques jours de la Teachers Day a trait à l’introduction d’un nouveau programme l’an prochain en Grade 7 (Form I) au fait qu’ils n’aient toujours pas pris connaissance du contenu des nouveaux manuels prescrits par le ministère de l’Éducation. « La PSEA, qui est l’autorité du secondaire privé, est incapable de répondre aux questions des enseignants concernant cette réforme au secondaire. Le ministère, pour sa part, n’est toujours pas arrivé à comprendre que la gestion d’un collège privé est complètement différente de celle d’un collège d’État et qu’on ne peut uniformiser par rapport à l’organisation de la vie de l’école », disent  des dirigeants de l’UPSEE .
À moins de cinq mois de l’entrée en vigueur de la réforme du secondaire, cette question sera un des sujets les plus en vue dans les différents forums de discussions syndicales à l’occasion de la Teachers Day. En effet, le syndicat des profs des collèges confessionnels se dit lui aussi « outré » par ce retard des autorités à soumettre la liste des manuels. « Les profs sont en première ligne pour la mise en pratique de cette réforme. Pour qu’ils puissent donner le meilleur d’eux-mêmes pour la réussite de cette réforme, il faut que toutes les conditions soient réunies. Or, valeur du jour, les autorités sont incapables de fournir tous les détails que nous demandons », affirme la SPSTSU. Ce syndicat compte aussi soulever dans les jours qui viennent d’autres questions concernant spécifiquement leur secteur.
Soulignons qu’en général les collèges au début de troisième trimestre ont déjà finalisé la liste des manuels des différentes matières au programme d’études pour l’année suivante et que cette pratique  permet aux chefs de départements de préparer le calendrier de travail.