La descente des limiers de l’Independent Commission Against Corruption (ICAC) au QG de l’Afrasia Bank, hier, dans le cadre d’une enquête sur des délits allégués de corruption, a provoqué une riposte de la part de la direction de cette société bancaire. Tout en ne niant pas cette enquête sous la section 16 de la Prevention of Corruption Act, Afrasia Bank confirme que dès le 7 juillet dernier, elle avait saisi le Central CID d’une affaire de délits criminels contre elle et que l’enquête de la police est actuellement en cours. Des dépositions ont déjà été enregistrées des officiers de la banque par des limiers du Central CID.
Au sujet de l’enquête de l’ICAC, qui a déjà bénéficié d’un Judge’s Order pour les besoins de cet exercice, Afrasia assure à l’ICAC son entière collaboration tout en se disant dans l’impossibilité de faire des commentaires sur des allégations spécifiques dans la conjoncture. La banque réitère sa confiance dans son personnel et s’appesantit sur le fait qu’aucun d’entre eux n’est impliqué dans des pratiques illicites sur le plan bancaire.
L’enquête de l’ICAC a été initiée suite à une déposition à charge d’un homme d’affaires dans l’immobilier de luxe, dont un important projet de centre commercial avorté, contre un membre du Top Management d’Afrasia Bank. Ce dernier aurait exigé le paiement d’une somme de Rs 5 millions contre décaissement de tranche d’emprunt de Rs 25 millions, soit le paiement d’une commission de 20 %.
Les enquêtes de l’ICAC et du Central CID se poursuivent…