Le secteur d’exportation, qui regroupe les entreprises de l’ancienne zone franche ainsi que celles détenant un certificat d’enregistrement auprès du Board of Investment, a réalisé en 2012 des recettes de Rs 46,2 milliards, soit Rs 3,1 milliards (+7,2 %) de plus que le niveau atteint en 2011. Les performances améliorées des secteurs de l’habillement et du seafood ont été à la base de ce résultat, cela dans un contexte marqué par la réduction des entreprises en opération dans le secteur aussi bien que par un nouveau repli des emplois.
Bien que demeurant le premier grand marché pour les entreprises d’exportation, l’Europe n’a enregistré en termes de recettes qu’une faible augmentation, les produits exportés vers ce marché rapportant Rs 28,9 milliards en 2012 contre Rs 27,7 milliards en 2011. Le Royaume Uni a acheté pour Rs 10,9 milliards de produits locaux contre Rs 10,7 milliards l’année précédente. Faible hausse également des exportations vers la France, le deuxième marché européen : de Rs 7,7 milliards à Rs 7,8 milliards. Par contre, l’Espagne (+Rs 715 millions à Rs 3,1 milliards) et la Belgique (+ Rs 378 millions à Rs 1,6 milliard) se sont surpassés pendant que les marchés italien et allemand étaient en recul.
Les exportations vers l’Afrique se sont améliorées (+Rs 1,2 milliard à près de Rs 9 milliards) cela grâce à la bonne tenue du marché sud-africain (de Rs 4,6 milliards à Rs 6,2 milliards) où la percée des produits locaux s’est accentuée. L’Asie a également fait mieux qu’en 2011 (+Rs 500 millions à Rs 1,4 milliard) avec l’Inde, Hong Kong et le Japon montrant un plus grand intérêt pour les produits des entreprises locales.
« La diversification de nos marchés s’accélère. C’est ainsi que la part des exportations vers l’Afrique du Sud est passée de 10,6 % en 2011 à 13,5 % en 2012 », observe le vice-Premier ministre et ministre des Finances, Xavier-Luc Duval. Ce dernier relève une progression de 35,5 % des exportations vers l’Afrique du Sud. « Nous devons nous réjouir d’une telle performance. Cela démontre la capacité de nos industries à trouver de nouveaux marchés. Ce qui renforce la résilience de l’économie mauricienne », dit-il.
Tenant compte des importations de matières premières et d’équipement pour l’année écoulée (+1,5 % à Rs 26,6 milliards), Statistics Mauritius relève que le secteur d’exportation a dégagé des recettes nettes d’environ Rs 19,6 milliards, ce qui représente 42 % des revenus d’exportation en 2012 contre 37 % en 2011.
Cette amélioration de performance a été enregistrée dans un contexte général marqué par une baisse continue du nombre d’entreprises en opération. À fin décembre 2012, indique Statistics Mauritius, le secteur d’exportation comptait 337 entreprises contre 356 en décembre 2011 et 506 dix ans de cela. Il y a eu l’année dernière 20 cas de fermeture d’entreprise alors qu’une seule nouvelle est entrée en opération. Le nombre d’opérateurs dans le secteur de l’habillement est passé de 138 à 127.
Pour ce qui est des emplois, le nombre total continue de dégringoler : 54 187 à fin décembre 2012 contre 55 650 une année plus tôt et 87 204 en 2002. Au cours de la dernière décennie, la seule année où on a enregistré une remontée de l’emploi est 2007 quand le niveau est passé de 64 962 à 67 314. Selon Statistics Mauritius, l’emploi chez les hommes a augmenté en 2012 alors qu’il a été en recul chez les femmes. Le relevé officiel montre que les créations d’emploi ont été notées dans les filatures et le secteur agroalimentaire alors que l’industrie de l’habillement et la bijouterie ont été les plus touchés par les licenciements.
Pour ce qui est de la répartition géographique des unités de production (357 au total ; une entreprise peut avoir plus d’une unité de production), le plus grand nombre se trouve dans le district des Plaines-Wilhems (118) alors que Pamplemousses (58) et Port-Louis (51) arrivent en deuxième et troisième positions respectivement. Les unités des Plaines-Wilhems employaient environ 23 200 personnes à fin décembre 2012.
Par ailleurs, Statistics Mauritius annonce que le nombre de travailleurs étrangers dans le secteur d’exportation a subi une légère progression, passant à 19 199 (+ 133). Environ 79 % de ces travailleurs sont engagées dans l’industrie vestimentaire.