Les semaines à venir seront déterminantes à plus d’un titre pour les employés engagés dans les compagnies opérant dans le secteur du Transport. Les animateurs de l’Union of Bus Industry Workers, en étroite collaboration avec ceux de la General Workers Federation, passent en effet à la vitesse supérieure pour dresser une liste de revendications, en guise de révision des conditions d’emploi, compte tenu des négociations à venir avec le patronat. Selon le calendrier établi, les syndicalistes tiendront d’ici un mois une assemblée générale avec les travailleurs, ce qui marquera le coup d’envoi des rounds de négociations.
À ce stade, les premiers tracts en circulation dans les compagnies de transport font état des propositions initiales de l’état major de l’Union of Bus Industry Workers (UBIW) en ce qu’il s’agit d’une amélioration des conditions d’emploi et une hausse salariale (voir les points phares plus loin). Dans cette liste provisoire, une des propositions qui devrait faire tiquer le patronat est celle d’une augmentation salariale de 43% pour l’intégralité des employés. Les employés sont toutefois appelés à apporter toute nouvelle proposition — par le biais de leur délégué syndical — en vue de dresser une liste finale, qui sera à la base même des étapes de négociations à venir avec les employeurs.
Entretemps, l’UBIW a déjà enclenché depuis une semaine une série de réunions de consultations avec les travailleurs dans les divers dépôts en vue de boucler la list of proposal dans un mois au plus tard. Une fois cette étape franchie, et en marge des négociations avec les compagnies – comme prévu sous les dispositions légales de l’Employment Relations Act de 2008 –, l’UBIW et la General Workers Federation devront tenir une assemblée générale des travailleurs. Du côté de l’UBIW, on semble miser sur la puissance de frappe avec une porte laissée ouverte aux autres corps syndicaux qui consentent à cette stratégie, les revendications et la campagne de mobilisation adoptées.
Pour le moment cependant, l’heure est aux préoccupations dans le camp syndical quant aux conditions d’emploi, qui n’ont pas été améliorées depuis 2008. « Il n’y a en effet eu aucune amélioration dans les conditions, en dépit du fait que les travailleurs du transport contribuent énormément dans le progrès du pays en termes de service vis-à-vis de la population. Depuis 2008, les compagnies ont bénéficié de trois augmentations de tarif d’autobus et ont engrangé toutes sortes de subsides du gouvernement alors que les conditions d’emploi et le salaire des employés ne connaissent aucun changement positif », explique Ashok Subron, un des animateurs de la GWF.
L’UBIW — qui compte plus de 40 ans de lutte en faveur des travailleurs du Transport — brosse un tableau sombre du secteur, en indiquant une nette détérioration des conditions, comparativement à celles des autres employés, dont ceux du secteur public. « Récemment, les travailleurs de l’industrie sucrière ont fait preuve de combativité. Maintenant, ce sera à ceux de l’industrie du transport de déclencher un autre mouvement », poursuit Ashok Subron en lançant un appel pour la participation massive des travailleurs. En attendant ces étapes cruciales à venir, l’UBIW et la GWF lancent une sévère mise en garde au patronat contre toute tentative de division dans les épreuves de négociations. D’ores et déjà, les syndicalistes affirment qu’en cas de premiers blocages, les actions appropriées suivront.