L’une des principales retombées de l’assemblée des employés du secteur du transport, tenue vendredi dans une Unity House comble à Beau-Bassin, est le vote à l’unanimité pour que les négociations concernant les conditions d’emploi se tiennent au niveau national. Un courrier sera expédié à la Bus Owners Association pour réclamer des négociations en ce sens dans les meilleurs délais.
Les différents intervenants ayant pris la parole vendredi, dont les syndicalistes Ashok Subron et Alain Kistnen, devaient qualifier la foule rassemblée d’« historique ». En effet, avec la mobilisation en force des travailleurs de plusieurs compagnies d’autobus, la Unity House était remplie comme un oeuf. « C’est la reconstruction d’un mouvement, et nous sommes en train de renouer avec une tradition. Chaque mouvement se met en place quand il y a des décisions importantes à prendre », devait lancer à la foule le négociateur Ashok Subron, de la General Workers Union (GWF).
Le syndicaliste devait alors mettre les travailleurs devant les faits et présenter le contexte des négociations à venir avec le patronat, qui seront axées sur la révision des conditions d’emploi, y compris l’augmentation salariale. Ceux présent devaient se positionner en faveur des discussions au niveau national pour les étapes à venir.
Avec la correspondance qui sera adressée à la Bus Owners Association d’ici fin novembre pour faire part de la requête syndicale de tenir ce type de négociation – comme celle actuellement en place dans l’industrie sucrière – les responsables syndicaux donneront un délai à l’association pour faire connaître sa position.
Par ailleurs une trentaine de résolutions importantes concernant les revendications et conditions d’emploi ont été approuvées vendredi. Celles-ci seront à la base même des prochaines négociations avec les employeurs. Parmi les propositions, les syndicats comptent mettre sur la table une demande pour une augmentation salariale de l’ordre de 45% pour l’intégralité des employés du transport.
Au cours de cette mobilisation, qui est synonyme de prélude aux négociations, les animateurs de l’Union of Bus Industry Workers (UBIW) et ceux de la GWF ont exposé les différents scenarii qui s’offrent aux travailleurs en cas de « deadlock » dans les étapes à venir. Les animateurs devaient faire la pédagogie de la grève légale, soutenant qu’il s’agit d’une « arme » en leur possession…