CIEL Textile Ltd a réalisé un chiffre d’affaires de Rs 8,643 milliards et des profits sans précédent de Rs 515 M après impôts pour l’année financière 2012, selon les chiffres qui ont été rendus publics ce matin. La première entreprise textile de Maurice a donc doublé ses profits par rapport à 2011. Le groupe a dégagé un bénéfice nettement amélioré pour l’année 2012 à la suite de carnets de commandes remplis, d’une amélioration de l’efficience de ses opérations et de mesures énergiques de réduction des coûts.
« Ces résultats très positifs sont la conséquence logique de la stratégie adoptée par CIEL Textile à travers l’internationalisation de ses opérations et l’excellente performance de ses équipes de management et de tout le personnel tant à Maurice qu’à l’étranger », a déclaré Arnaud Dalais, Chairman de CIEL Textile. « La réduction sensible de notre endettement nous permet également de voir l’avenir avec une certaine sérénité même si l’environnement économique sur nos principaux marchés reste très difficile », a-t-il poursuivi.
Pour sa part, Harold Mayer, CEO de CIEL Textile, se dit satisfait du « bilan financier très sain de ce groupe textile 100 % mauricien ». Il se réjouit également de la réduction du taux à seulement 30 %. « Malgré des conditions monétaires et de taux de change défavorables à l’Île Maurice, nous avons pu maintenir la solidité de nos opérations locales tout en réussissant le transfert de notre savoir-faire vers nos opérations internationales, c’est ce qui nous permet de faire face aux nombreux défis que connaît le secteur du textile en général », a-t-il insisté.
Quelque 70 % de la rentabilité générée par CIEL Textile proviennent de ses opérations à l’étranger. Cette année, une grosse part de l’augmentation de ses bénéfices ont été réalisés grâce aux filiales indiennes du groupe Aquarelle (production de chemises), alors que les opérations locales ont réalisé elles aussi de bonnes performances. En effet, l’on note cette année le retour à la rentabilité du knits cluster alors que Floréal Knitwear et Ferney Spinning Mills ont réalisé une bonne rentabilité.
Parmi les facteurs externes qui ont influencé la performance de CIEL Textile figure la dépréciation de la roupie indienne de plus ou moins 30 % vis-à-vis du Yuan chinois au cours de ces 12 derniers mois. « Cela a légèrement atténué les effets négatifs d’une roupie mauricienne forte », fait-on ressortir au niveau de CIEL textile.
Concernant les marchés d’exportation et la concurrence, les responsables de CIEL Textile estiment que la vague d’augmentations de coûts chez les producteurs chinois jouent en faveur de Maurice sur le long terme, mais dans le court terme la demande étant nettement inférieure à l’offre, l’agressivité des prix en provenance de la Chine ne fait qu’accentuer la pression sur les marchés. Enfin, les facteurs externes étant négatifs, tant sur le plan monétaire que sur les principaux marchés d’exportation de CIEL Textile, les dirigeants du groupe prévoient que les perspectives du 1er semestre de l’année financière 2012-2013 laissent penser que les revenus seront inférieurs à ceux de la période correspondante pour l’exercice 2011-2012.